Définition du survivalisme
Added 2025-06-19 12:50:12 +0000 UTCJe travaille sur un (court) article destiné à définir ce qu'est le survivalisme. Voici ce que j'ai écrit ce matin (brut de décoffrage, donc). L'idée est d'être succinct... qu'en pensez-vous, mais surtout, que modifieriez vous et qu'ajouteriez vous?
QUELQUES DÉFINITIONS
Nous avons tous une définition différente du mot « survie », car nous avons tous un seuil de tolérance, d'acceptation ou de maîtrise différent pour une situation donnée. Ainsi, pour certains, l'idée même de passer une nuit à la belle étoile dans une forêt constituera une situation de survie, alors que d'autres pourront y dormir à poings fermés en se sentant en toute sécurité. La frontière entre notre « zone de confort » ou entre ce que nous considérons comme « normal » et une situation de survie dépend de notre sensibilité, de nos peurs, de notre éducation, de nos expériences, de nos connaissances, et de nos capacités réelles ou imaginées.
En outre, il n'existe pas de ligne de démarcation nette entre la préparation générale aux situations d'urgence et la préparation survivaliste. Ces concepts forment un spectre. Mais une distinction qualitative est souvent reconnue : les survivalistes se préparent de manière particulièrement intensive parce qu'ils ont une estimation plus élevée du risque de catastrophes, allant d’une urgence personnelle, comme la perte d'un emploi, les dégâts causés par une tempête à sa maison ou le fait de se perdre en montagne, ou elle peut être aussi étendue qu'un mode de vie définissant une identité personnelle ou une culture collective.
On peut donc en arriver à définir le survivalisme comme étant une approche globale de la préparation, comprenant un ensemble de pratiques visant à se préparer à des situations d'urgence, de crise amenant à une perte de normalité, plus ou moins longue, en développant des compétences pour assurer sa survie et développer son autonomie ainsi que celle de ses proches.
· Par préparation, on comprendra l’anticipation des crises potentielles et la mise en place de mesures permettant de les éviter ou d’y faire face.
· Par perte de normalité, on comprendra tout ce qui ne nous est pas familier, et habituel et que l’on considère comme étant inconfortable.
· Par compétences on envisagera les savoirs, connaissances et savoir-faire qui nous permettent d’accomplir de manière graduelle et polyvalente une tâche avec succès.
· Par survie on comprendra le maintien de sa vie, de son intégrité corporelle et la limitation de sa souffrance dans une situation immédiate et critique ou à long terme.
· L’autonomie, peut être définie en négatif, comme étant na non-dépendance à ce qui n’est pas dans son contrôle, et en tout domaine ; c’est la capacité d'un individu ou d'un groupe à subvenir à ses besoins essentiels sans dépendre de sources externes, notamment en matière de nourriture, d'eau, d'énergie et de sécurité, en produisant, gérant et faisant fructifier ses ressources, et prenant en charge son propre bien-être. Si devenir 100% autonome est une utopie, tendre à acquérir plus d'autonomie est réaliste, par petites ou grandes étapes. L'idée n'est pas de se couper totalement du monde moderne, mais de réduire progressivement sa dépendance aux infrastructures et aux ressources extérieures.
Ainsi, un ou une survivaliste est une personne qui pratique le survivalisme, c’est-à-dire qui se prépare activement à faire face à des situations de crise en augmentant et en développement ses compétences et son autonomie, etc. Logiquement, il ne peut y avoir de profil unique puisque chaque survivaliste adopte une approche qui reflète ses priorités, ses moyens, sa vision du monde, ses contraintes et les circonstances dans lesquelles il ou elle se trouve. C’est le « Fais, selon qui tu es, où tu es, et ce que tu as » que les survivalistes se répètent volontiers.
En pratique, et comme nous le verrons plus loin, les survivalistes essayent de comprendre l’époque, d’évaluer les risques et se préparent en mettant l'accent sur la prévention, la constitution de réserves variées et d’outils, l'acquisition de connaissances et de compétences en matière de survie et d’autonomie. C’est pour cela que les survivalistes acquièrent souvent une formation aux premiers secours, à la médecine d'urgence, à l'auto-défense, à la mécanique, aux techniques de communication, au jardinage et à l’élevage sous des formes variées et diverses, et à l’exploration de sources de revenu diverses pour plus d’autonomie financière. Et oui, cela inclut l’utilisation des armes, l’accumulation et la rotation de réserves alimentaires, incluent les boîtes de conserves, et cela inclut parfois un abri qui rappelle le bunker. Ceci contribue à la création de clichés ou de caricatures, bien sûr, mais le fait de couvrir ses besoins physiologiques n’est-il pas à la base de toute vie ?
Comments
une Sociologue specialiste des riches : https://www.youtube.com/shorts/ZJ_47sYRdOI
Aissa
2025-06-28 18:41:20 +0000 UTCBonne définition, Vous avez évoqué les deux axes de developpements principaux que sont la préparation aux crises et l'autonomisation. l'un ayant pour but la capacité de réponse aux événements alors que l'autre renforce le potentiel de résilience.
Corben
2025-06-28 08:23:45 +0000 UTC