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Piero San Giorgio
Piero San Giorgio

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Tranche de vie - Trouver du fric à tout prix!

Et vous? avez-vous déjà eu un ultimatum pour trouver du fric à tout prix?

j'ai encore 3-4 anecdotes sur ce thème à vous raconter....

Tranche de vie - Trouver du fric à tout prix!

Comments

En Suisse, les raffineries d OR tournent à plein régime Les 4 usines de transformation du métal précieux du pays connaissent une forte activité sur fond de chasse aux lingots, provoquée par l’instabilité internationale. https://www.lemonde.fr/economie/article/2025/04/28/en-suisse-les-raffineries-d-or-tournent-a-plein-regime_6600937_3234.html

Aissa

aux USA aussi, c'était en 1987....

Piero San Giorgio

En France oublié le " coup des canettes " . Elles sont pas consignées, c'est de la vente au poids dans des sociétes de ferraillage ... Gains,temps,travail, km, puis le stockage en place meme écrasé , c'est l'enfer !!! Je maitrise le sujet en y jouant au bon endroit , j'imagine le mec lambda !!!!!!

john anton

Exact . et j'en ai encore q q unes dans le même genre. C'est également une certaine forme de survivalisme à maîtriser ! J'ai toujours relevé ce défit: << Tu me met n'importe où dans le monde et au bout de 15 jours...j'ai du boulot ! >>

Berny Dalsace

ha! quel copieur!

Piero San Giorgio

Donald Trump a fait le même type d'exercice avec ses candidats dans son émission télévisée "The Apprentice" dans les années 2000.

Tony

super histoire. que tu racontes admirablement dans ton livre!

Piero San Giorgio

Une de mes tranches de vie tout pareil : J’ai 20 ans et et suite à mon 1er chagrin d’amour, je décide de me barrer de mon Alsace natale et de monter à Paris. Mais que faire pour gagner ma croûte ??? Je me renseigne un peu et on me dit que les grossistes juifs se situaient tous rue Vieille-du-Temple à Paris 11e, super. Le lendemain, je me pointe chez ces grossistes et j’y vois entre autre des très mignonnes petites tirelires floquée velour sous formes d’animaux toutes les couleurs et plein d’autres bimbeloteries pour les foires. Je lui demande le prix, il me dit << deux francs pièce>>. Je lui dis : « OK j’en prends cent de chaque pour commencer. » et comme je le paie cash de la main à la main, sans facture, il ne me demande pas mon numéro de Registre du commerce, ça m’arrange bien puisque je n’en ai pas. Et me voilà, ma voiture à l’époque une Citrën DS remplie jusqu’à la gueule, de tirelires, et moi un putain de moral d’acier ce matin-là, prêt à bouffer le monde entier Et de faire tous les magasins des patelins autour de Paris. Je commence par Alfortville. Je prends le côté droit de la rue principale et je fais systématiquement tous les magasins à droite jusqu’à la sortie du village et je reviens par le côté gauche jusqu’à mon point de départ. Je commence vers onze heures du matin, histoire qu’ils aient déjà quelque chose en caisse (et ça m’arrange car je ne suis pas du tout un lève-tôt). Je remplis un max mon gros sac et fouette cocher, j’attaque. Je rentre dans les magasins avec un culot monstre et déroule mon baratin : « Bonjour messieurs dames, je travaille pour un théâtre pour enfants et je vous présente de jolies petites tirelires en forme d’animaux » et en même temps je déballe la dizaine d’animaux différents sans tenir absolument aucun compte de ce que me disent les patrons. Alors, soit je suis accueilli aimablement, ou alors par exemple dans les salons de coiffure, la patronne pas très gentille me dit : « Non, non, ça ne nous intéresse pas. » Je ne l’écoute même pas, et je m’attaque direct aux coiffeuses qui, rien que pour faire de la provoc devant leur chieuse de patronne, commencent à piailler et dire entre elles : « Oh, regardez comme c’est mignon ! Combien vous les vendez ? » Et moi de continuer à déballer et à leur dire (astuce suprême) : « Vous pouvez me donner ce que vous voulez. D’habitude, on me donne dix francs. » Et voilà que commence la foire d’empoigne car chacune en veut une, et me donne ses dix francs sans problème ! Et le plus rigolo c’est que le plus souvent la patronne, pour ne pas avoir la honte de sa vie devant ses employées, m’en prend une ou même parfois deux à contrecœur, et m’allonge ses deux billets de dix francs en faisant la grimace. J’en vends en général au moins une par magasin mais parfois quatre ou cinq voire plus quand, oh bonheur suprême… les clientes se mettent de la partie ! Résultat ? Au bout de deux heures, en général, mon sac est vide, je fais la pause de midi pour manger un morceau, et reprendre des forces, car mine de rien, c’était épuisant, une sacrée perte d’énergie vous pouvez me croire ! Je méritais ce que je gagnais. Mais hyper stimulant ! Je me trouve, quand ça marche bien, dans un état d’euphorie extraordinaire ! Je vends au moins 40 tirelires par jour pour un prix d’achat de 2 francs, allez disons 3 francs pièce, tous frais compris, ce qui me fait en gain net par tirelire de 7 francs multiplié par 40… ..280 francs par jour. Le tout multiplié par 20 jours par mois en moyenne, ce qui fait 5600 francs voir plus encore certains mois… c'est-à-dire en Euros actuels à peu près environ 6000 € par mois. En gros, le salaire d’un ingénieur. Pas mal non ? Pour un pauvre petit Alsacien venu de sa campagne profonde… avec encore un peu de paille dans ses sabots. J’étais très satisfait du résultat.

Berny Dalsace


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