Fiche pratique : bien dormir en bivouac
Added 2024-02-02 10:02:12 +0000 UTCBien dormir en bivouac
Pour terminer cette partie, il se peut que l’on doive dormir en bivouac ou, en temps de crise, dans un abri de fortune. Voici quelques conseils pour bien dormir. Dans les conditions de randonnée itinérante, une bonne nuit est synonyme de bonne récupération pour le lendemain pour votre journée de marche ou de combat contre les hordes de zombies. De plus, en enchaînant plusieurs nuits de mauvaise qualité, vous accumulerez de la fatigue, votre moral baissera, et le risque d'accident augmentera.
1. AVOIR UN MATÉRIEL DE QUALITÉ.
Pour passer une bonne nuit, il faut déjà posséder un matériel de qualité qui vous maintiendra à la bonne température et qui sera confortable.
Sac de couchage : il existe différentes tailles, différentes formes, poids, et différentes matières (synthétique ou duvet) et il est préférable d'avoir un sac qui soit adapté au climat et à l’environnement (par exemple : en montagne, plus chaud que nécessaire plutôt qu'un sac qui ne tient pas assez chaud). C'est l'équipement le plus cher, mais le plus important.
Matelas : autogonflants, en mousse, etc. Choisissez un matelas à la bonne taille et qui possède un bon pouvoir isolant.
Tapis de sol : permet une meilleure isolation thermique, vous protégeant du froid venant du sol, et ajoute du confort.
Une bâche avec de la paracorde, qui permet de se fabriquer rapidement un abri ou un pare-vent. Il y en a de très légères, et en matériaux et tailles différentes.
Tente : solide, facile à monter, qui protège bien des éléments et évacue correctement l'humidité. Une tente double paroi protégera généralement plus du froid qu'une tente mono paroi. Il y en a des exceptionnelles et très chères[1], comme des ingénieuses et bon marché[2].
Couverture en laine : s’il n’y avait qu’un objet à avoir, ce serait celui-ci. Pendant des siècles, c’était le seul outil de bivouac pour les voyageurs, les soldats et les aventuriers.
Un petit oreiller pliable ou gonflable léger.
Le tout facilement transportable dans un bon sac à dos.
2. PRÉSERVER VOTRE CONFORT POUR BIEN DORMIR.
Ne mouillez jamais votre sac de couchage (surtout s'il est en duvet). La journée, protégez le en l'enfermant dans un sac étanche pour qu'il ne prenne pas l'eau s'il pleut.
Instaurez un rituel pour ne pas avoir à réfléchir et stresser.
Buvez une boisson chaude (tisane non caféinée) avant de sauter dans votre sac de couchage.
S’il fait froid, enfilez un bonnet et des chaussettes, car nous perdons beaucoup de chaleur par les extrémités.
Emmenez des sous-vêtements propres et appropriés à la température (par exemple, s’il fait froid, destee-shirt à manches longues, et des leggings, idéalement en laine) afin d’éviter d’avoir trop froid, ou trop chaud et, avec la transpiration, de mouillerez le sac de couchage. régulez la température en ouvrant votre sac de couchage ou de la tente.
3. TROUVEZ UN LIEU DE BIVOUAC IDÉAL :
Il faut être protégé de la chute de rochers, d’arbres de débris (ou d’obus !). Évitez les bivouacs sous les pierriers et sous les falaises, et vérifiez autour de vous qu’il n’y a pas de branches ou de troncs prêts à tomber.
Évitez la foudre, particulièrement si le ciel est menaçant, donc ne vous mettez pas sur un point haut, ou près d’un arbre seul. Éloignez-vous aussi des collines.
Faites attention aux zones inondables : évitez de planter la tente dans une cuvette et évitez les abords des torrents qui pourraient déborder et vous emporter en cas de grosses pluies. Évitez de même les terrains spongieux.
Protégez-vous du vent. Si c’est un vent léger, il permet d’aérer votre abri et donc d’éviter la condensation. Il pourrait même élever la température à l’intérieur de votre abri. Si c’est un vent fort, il diminue drastiquement la température, il peut faire toucher les 2 parois de votre tente et alors mouiller l’intérieur, et il peut enfin abîmer ou arracher votre toile ou les œillets de la tente en cas de vent très violent. Dans tous les cas, il est préférable de positionner la tente dans le sens du vent et de façon à ce que le vent arrive au dos de la tente. S’il arrive face à la porte, il risque de refroidir fortement la tente, et s’il arrive sur les côtés (et suivant la forme de votre abri), il risque de secouer trop fortement la toile. Ceci-dit, le sens du vent peut rapidement changer. Il est possible de se protéger du vent grâce à votre environnement : colline, mur, forêt, bâtiment, etc.
Proche d’un point d’eau. Il y a des avantages et des inconvénients d’être proche d’un point d’eau, d'un ruisseau, ou d'un lac. Il permet d’avoir de l’eau à disposition pour s’hydrater, se laver et pour cuisiner. Par contre l’humidité de l'air est plus importante dans la zone qui est autour, et peut poser des problèmes de condensation dans la tente et fera que la température sera aussi plus basse (avantage par temps chaud, désavantage par temps froid).
Terrain plat, de niveau (sans bosses) et, si possible, confortable.
Prenez soin de planter votre tente correctement pour être sûr de vos points d'ancrages et ne pas avoir de doutes pendant la nuit.
Emportez avec vous une lampe frontale ou une lampe de poche pour avoir de la visibilité dès qu'il fait nuit et au cas où vous avez besoin de sortir en pleine nuit. Rangez là toujours au même endroit avant de vous coucher. Il est très pénible de la chercher à 4 h du matin...
Gardez une bouteille d'eau près de vous au cas où vous avez envie de boire pendant la nuit.
Laissez vos chaussures près de vous et au sec au cas où vous auriez besoin de sortir la nuit.
Gardez votre montre a proximité pour avoir l'heure.
Gardez vos outils de défense, sécurisés, à proximité, facilement accessibles et facilement utilisables car nul ne sait si il y aura un danger à l’improviste.
[1] Je vis une belle histoire d’amour, depuis près de 15 ans avec les tentes Hilleberg. Et qui aime, ne compte pas.
[2] Les parkas militaires soviétiques bon marché de type Plash-Palatka, mais aussi d’autres armées, sont imperméables si bien traités à la cire et s’assemblent pour former des tentes de fortune.
Comments
Génial, on dirait mes vacances annuelles. Chaque année, 1 à 2 fois par an, je descend en canoë kayak la rivière Allier dans sa partie "sauvage" sur 3 jours ou plus sans assistance en bivouac. Cela signifie qu il faut tout avoir avec soi et que tout soit optimisé. A chaque fois je prend un pied extraordinaire et cela me permet de vérifier "l'aptitude" de mon matos et du bonhomme. Matos pour dormir, pour manger, pour couper du bois, pour filtrer l'eau (katadyn) et bien sûr pour naviguer (canoë kayak gonflable auto videur). 20 ans de pratique à ce jour😁
Libernatus
2024-02-03 07:02:17 +0000 UTCC'est le scénario le soucis !!!
john anton
2024-02-02 16:38:36 +0000 UTCha ha ha! oui, c'est vrai. mais parfois on ne peut plus fuir ou alors il faut se reposer, et se "poser" quelques jours peut être nécessaire. bien sûr, tout dépend du scénario...
Piero San Giorgio
2024-02-02 16:19:04 +0000 UTCNon , non , je te remets pas en question, absolument pas !!! Bivouac en temps de crise, c'est la merde !! Tu poses a peine tes godasses , je te dis , c'est une histoire de temps , faut se barrer ou remettre un coup de pression, ça se compte en minutes ( puis pas beaucoup, 2 ou 3 ) tu bourres tous dans le sac et tu gicles !!! D 'ou l'importance du matos !!!! Puis y a pas de terme Piero, c'est toi le chef .... Tu dis " on se pose " ou " on campe " !!!
john anton
2024-02-02 16:17:30 +0000 UTCmerci d'ailleurs pour ta remarque, j'aime bien qu'on me remette en question. Celà dit si il y a un meilleur terme pour bivouac, je prends!
Piero San Giorgio
2024-02-02 15:21:24 +0000 UTCC'est intéressant Piero !!!
john anton
2024-02-02 15:11:50 +0000 UTCOui, c'est pas facile. Puis le matos m'a trompé!! Après , je suis pas objectif, mais j'ai pratiqué le bivouac pendant des années, en ex ou réel. Donc , c'est pas du confort, c'est juste une histoire de temps ...
john anton
2024-02-02 15:07:59 +0000 UTCaprès, est-ce que les légions ou les grognards bivouaquaient? est-ce que les indiens fuyant les tuniques bleues bivouaquaient?
Piero San Giorgio
2024-02-02 14:56:11 +0000 UTCbivouac nom masculin (moyen bas allemand biwacht, service de garde auxiliaire) 1. Campement temporaire des troupes en plein air ; lieu de campement. 2. Campement léger que les alpinistes installent en montagne pour passer la nuit. 3. Campement transitoire en plein air, sans tente ni abri.
Piero San Giorgio
2024-02-02 14:55:09 +0000 UTCSémantique, sémantique… comment définir un bivouac pendant une évacuation par exemple? Pas camping en tout cas. Quel serait un meilleur terme?
Piero San Giorgio
2024-02-02 14:35:08 +0000 UTCOn parle d'un bivouac en temps de crise ???
john anton
2024-02-02 14:22:03 +0000 UTCmazout rempli a fond. j'ai les dents du fond qui baignent.
Piero San Giorgio
2024-02-02 13:48:33 +0000 UTCConseil de Frédo les bons tuyaux : «Mes chères danseuses, n'oubliez pas vos "leggins" tous modèles dans votre paquetage de guerrières. Cela tient chaud le jour et la nuit. Ma préférence va au hamacs bien tendus pour pieuter tout confort, avec moustiquaire intégrale de chez décathlon, pas chère et si vous voulez un bon Tarp sans y mettre une blinde, quoi de mieux qu'une bâche pour véhicules en XXL, ma solution cheap. Pour tendre votre toit sans le percer, des solutions techniques existent, à vous de les chercher, on ne va pas tout vous macher, faire tout le boulot les novices ! Bisous mes poulettes ukrainiennes.»
FRÉDÉRIC SERRANO CORLEONE CALVARUSO (dpt33)
2024-02-02 11:12:54 +0000 UTCLe tout bien évidemment parfaitement et en permanence rangé dans le coffre de la voiture avec une paire de chaussures de marche en plus. Je parcours pratiquement 150 km par jour pour mon travail et j'ai le nécessaire complet pour 72 heures si je dois rentrer chez moi à pieds pour une quelconque raison.
Marc CORBEL
2024-02-02 10:14:09 +0000 UTC