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Piero San Giorgio
Piero San Giorgio

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PEUR - Des nains sur les épaules de géants

Un court texte écrit ce soir (Frédéric est reparti pour la Hongrie, mes stocks de Figatelli ont sensiblement diminué) pour conclure la 3ème partie du Tome 1

brut de décoffrage, même pas relu. mais court.


Comments

Le conseil que j'aurais voulu que tu donnes à Françoise G Piero ...aurait plutôt été : Barre-toi de ou tu vis et recherche-toi sérieusement un endroit hyper-sécure ! Je suis persuadé qu'il en existe certainement un autre pour toi dans cette grande île. Peut-être auprès des Caldoches ! Car si j'ai bien compris ton voisin doit être un kanak et donc tu es foutue d'avance car dès AVANT que le système tombe ils le sauront bien même AVANT Radio cocotier. Bien avant Toi la Zoreille, une enkilé de zam, une Pète-claquettes comme ils doivent t’appeler ! Et une fois qu'ils auront  astiqué la bouteille carrée ... tous ces bourreurs viendront avec leurs matuqa, et leurs sabres, de nuit s'occuper de ton cache-papaye et là ça seras malheureusement trop tard pour toi…

Berny Dalsace

Ca va être coton : il a deux fils armés jusqu'aux dents. Le week-end dernier, ils ont tiré pendant 2 mn sans s'arrêter - pour terroriser, oui. Heureusement, je ne suis pas terrorisable. Trois tarés et il a fallu que je tombe à côté de "ça". Ben écoute ? Je n'ai plus de fric pour me réorganiser ailleurs donc on va faire avec. Ce qui me console c'est qu'ils ont déjà deux doses.

Françoise G

j'me serai bien entendu avec ton père, tiens!

Piero San Giorgio

Je ne connais pas bien mes ancêtres. C'est dingue d'avoir vécu, pour être oublié plus tard par tes descendants .. ah oui c'est la honte mais en même temps, je crois que c'est le cas de tout le monde sauf exceptions. Voyons voir quand même en remontant à 39/45 ? Du côté de papa, il a eu un gradé allemand chez lui et de maman : famille de pêcheurs bretons qui n'ont jamais manqué de bouffe avec l'arrière grand-mère boulangère en plus... je crois qu'ils me diraient "fais de ton mieux, va." Concernant le fait qu'ils veulent nous pucer - nous piquer - ma mère, antivax qui ne m'a pas vaccinée, dirait "continue de résister". Mon père me dirait de buter le voisin dès que le système tombe.

Françoise G

Notre cher Piero n'a encore AUCUNE fois parlé de la ....""Peur Rétroactive"" dans son livre peut-être que mon petit récit va l'inspirer. Petit extrait de mon livre à paraître bientôt sur Amazon: Pour y arriver, j’ai dû prendre l’avion à partir de Manille la capitale, pour Puerto Princesa, le village en plein milieu de l’île. Le plus rigolo c’est qu’au départ, à la droite du sas d’embarquement se trouvait une boîte en bois où… les passagers masculins, pour la plupart, y déposaient leur flingue !!! Et moi, bien sûr, ben ma machette dans son bel étui en cuir qui ne me quittait jamais. Et à l’arrivée à l’aérodrome de Puerto Princesa, il y avait une boîte semblable… où chacun pouvait récupérer son pistolet ou son revolver ! À Puerto Princesa, j’ai logé dans un petit hôtel entièrement en bois de teck mais plutôt vétuste, et derrière le comptoir d’accueil se tenait un Batak sans âge, apparemment à peu près civilisé mais avec tout de même une mine patibulaire, et pas très bavard non plus, qui avait toujours l’air de n’être qu’à moitié éveillé, mais que je n’aurais pas voulu rencontrer au coin d’un bois, par une nuit sans lune, de peur de me faire bouffer par sa tribut une fois bouilli… Avez-vous déjà une fois vécu dans votre vie une peur rétroactive ? Moi oui. J’avais lu quelque part qu’il ne se trouvait pas loin du village, une magnifique chute d’eau descendant des sommets déchiquetés de la montagne et se déversant dans un bassin d’une eau émeraude. Je me renseigne auprès du sombre hôtelier, qui m’explique où sortir du village et quel chemin prendre car on ne pouvait l’atteindre qu’à pied à travers la forêt vierge. Je m’étais muni de ma machette comme toujours et, dès l’entrée de la jungle, je me suis coupé un solide bâton de deux mètres de long que j’ai bien effilé à un bout, au cas où je ferais une mauvaise rencontre dans le genre « Serpent Fer de lance » qui, contrairement aux autres, ne s’enfuient jamais et défendent âprement leur territoire et dont la morsure vous laisse… trois minutes à vivre. Je n’en ai heureusement pas rencontré. Par contre, j’en ai rencontré un assez gros un moment donné, tranquillement allongé au travers du chemin, à environ trente mètres devant moi, qui devait bien faire trois mètres de long, mais qui s’est très vite barré dans les buissons dès que j’ai tapé fortement sur le sol avec mon bâton. Une fois arrivé à cette sublime cascade, j’étais trempé comme une soupe à cause de la chaleur et l’humidité infernale qui régnaient dans ces sous-bois. Il y avait, effectivement un bassin dans lequel tombait cette chute d’eau, et je n’avais plus qu’une seule envie, celle de m’y plonger sans même me déshabiller ! Mais… mais, comme l’eau n’était pas d’émeraude, comme on me l’avait dit, mais plutôt vert foncé avec des rochers noirs, pointus dans le fond, cela ne m’a pas inspiré totalement confiance, et je m’en suis donc juste aspergé et j’ai fait demi-tour, direction le village. Arrivé à mon hôtel, je relate ma balade à mon Batak, mon hôtelier. Je lui dis que j’aurais bien voulu me baigner voluptueusement dans le bassin de la cascade, (je ne lui ai pas dit « voluptueusement » bien sûr), et voilà qu’il me dit, dans un anglais approximatif, mais que pour une fois j’avais très bien compris : « Fallait mieux pas, car il y a des crocodiles dedans ». Du coup, je commence à flageoler sur mes jambes et je vais m’asseoir dans un des fauteuils de la réception. C’est une des très rares fois dans ma vie où j’ai vraiment pris peur. Mais ce fut bel et bien une peur… « rétroactive » ! Dans le sens où je me voyais effectivement en train de me baigner tout habillé dans cette vasque et… me faire bouffer par un croco qui m’entraîne au fond, direct !!! Oui, je me suis fait ce film ! Et cela a été une des plus grandes leçons de ma vie ! Celle de redoubler de prudence jusqu’à la paranoïa si nécessaire, dans un milieu hostile. Voilà, si cela ne vous est jamais arrivé, tant mieux pour vous, mais au moins vous saurez maintenant ce qu’une peur « rétroactive » veut dire, et moi aussi. Cet enfoiré de Batak, bouffeur d’écureuil, aurait eu ma mort sur la conscience, mais est-ce que ce Négritos n’aurait pas mieux fait de rester au fin fond de sa forêt ??? (Petite précision pour les pinailleurs : Négritos n’est pas une injure, c’est le nom d’une véritable tribu autochtone). J’avais une putain de colère contre lui. Ces mecs-là ont-ils une conscience vu qu’ils sont animistes ? Je lui ai dit bien en face ce que je pensais de lui mais ça n’a pas eu l’air de le marquer outre mesure. Il a quand même rajouté : « Quand vous rentrez dans votre chambre la nuit, regardez sous votre lit avant de vous coucher, s’il n’y a pas un serpent, car ils aiment bien passer la nuit au chaud et si vous en voyez un, réveillez-moi ». MERCI BIEN QUAND MÊME HEIN ?

Berny Dalsace

c'est bon le tofu....

Piero San Giorgio

Superbe et inspirant ! Bon... j'arrête le tofu saveur porc au caramel fumé qui fait tant plaisir à ma femme et je m'achète une paire de couilles. ... Disons, une, ce sera un bon début. ... De toutes façons, aucun de mes ancêtres n’aimaient tofu. Tous aimaient le porc. Et j'ai souvenir qu'un parent sur deux n'avait pas de couilles. Alors, une c'est pas si mal, non ?

Philippe Ruiz

Simple et direct, ça touche au bon endroit. Très stimulant. Merci à toi, Piero

François

Piero ,perdue dans une petite gare j'attends mon train (jour de grève...) Je découvre ce texte et les larmes me sont littéralement montées aux yeux, je le dis avec toute la sincérité dont je puisse faire preuve, ce texte est plus que touchant il est percutant , je me retrouve tellement dedans , mon premier pseudo avec lequel je suis inscrite sur toutes les chaînes de survivalisme est fière 2 =fière deux=fière d'eux .....Les crétins y auront vu une référence à une particule, ou pire à un égo plus que mal placé ,les autres auront peut -être saisis. Je fais donc référence aux générations précédentes qui ont vécu des choses terribles, saurais -je être à la hauteur seraient ils fiers de moi? J'espère en tous les cas tout ce que j'ai fait c'est d'élever mon fils avec des valeurs faire en sorte de renforcer son mental pour qu'il puisse à son tour passer le relais...il n'y a pas une virgule à changer , je ne connais pas les conditions d'écriture mais il y a un Petit bout d'âme dans ces mots. Merci Piero

délicieusement délicieux


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