Chacun à son niveau de vie, que l'on fasse partie des classes riches et patrimoniales ou que l'on appartienne à la plèbe, c'est la nature de la crise en elle même qui décidera du sort de tous. Trois facteurs sont décisifs sa vitesse, son ampleur, sa position géographique. Pour le troisième, le concept de la "BAD" est important. Pour les deux premiers, dont la vitesse et le contrôle de celle-ci, le "chat chinois" a été déterminant sur le processus des événements. Pour son ampleur, le catalyseur Ukrainien nous montre que c'est la capacité de résilience qui est testé à présent. Nous sommes donc dans une guerre d'usure entre des structures sociales et politiques qui de part et d'autre dans un monde multipolaire qui cherchent à émerger sont en lutte dans une pause déconstructiviste de la globalisation. Selon moi le point de non retour a été atteint dans le sens où la capacité de production des énergies, qui est potentiellement toujours important, les ressources consommables et non recyclables qui se réduisent comme peau de chagrin, et les compétences
doublées l'organisation légitimes à les mettre en oeuvre se sont amenuisées au point non seulement de rendre tout retour en arrière impossible, mais de rendre infaisable la viabilité de l'essor de nouvelles civilisations "post-collapse" capables de gérer à grande échelle leur structuration. Ainsi que l'on passe en mode accéléré ou en mode profond et pourquoi pas les deux combinés et que l'on se situe n'importe où sur le globe, le retour de mini-féodalités et la disparition de la propriété comme des monnaies ou du droit centralisé avec sa justice et sa police n'est qu'une question de temps. C'est la fin de la mondialisation comme on l'entend, le retour du temps long et de la marine à voile pour le mieux et la réduction des populations par divers facteurs naturels qui vont s’enchaîner. Ce n'est certainement pas la fin des énergies fossiles, mais le commencement de la dangerosité des énergie des l'atome par notre incapacité à les entretenir, à nous protéger de leurs déchets ou nous protéger des aléas climatiques. On le voit avec de simples feux en Gironde qui auraient pu arriver beaucoup plus tôt dans le temps, mais qui sont devenus immaîtrisables, faute de moyens, d'hommes et d'argent. Le canicule n'en est pas responsable, ces feux qui ont prit une grande ampleur sont juste des indicateurs supplémentaires de la ruine de notre état, de la France, de l'Europe et des multiples catastrophes et effondrement qui ne vont faire que s'enchaîner, à commencer par le système de santé et de fourniture d'aliments à l'échelle industrielle. Le point de non retour a été dépassé, nul besoin de classe sociale pour comprendre cela, c'est irréversible et d'autres mondes inconnus vont devoir coexister, lutter les uns contre les autres pendant des décennies avant que la stabilisation et l'harmonie ne réémergent. Quel sera notre facteur chance ? C'est la géographie qui va être décisive, que l'on en ait ou pas et que l'on soit né avec une cuillère dans la bouche ou non et que l'on ait reçu l'apprentissage à nos meilleurs classiques, assortis de bonnes manières et de baise main ou pas. Compétence, créativité, détermination, sont trois gènes qu'il faudra absolument posséder et qualifier pour survivre. Les glands et peut-être même les nuisibles vont disparaître, ce qui est plutôt une bonne nouvelle pour toutes les luttes ! En cela et en second lieu nous fondons nos espoirs secrètement sur l'effondrement, faut bien l'avouer.
FRÉDÉRIC SERRANO CORLEONE CALVARUSO (dpt33)
2022-07-19 11:18:52 +0000 UTC