Revue de presse de la semaine
Added 2024-11-01 19:04:10 +0000 UTC
Augmentation des taux de violence familiale et de violence entre partenaires intimes déclarés au Canada
139 020 victimes de violence familiale et 123 319 victimes de violence entre partenaires intimes ont été signalées à la police canadienne en 2023.
Bien que les femmes et les filles continuent d'être surreprésentées parmi les victimes, on observe une hausse plus marquée des affaires de violence familiale et de violence entre partenaires intimes chez les hommes et les garçons.
En 2023, les femmes et les filles représentaient les deux tiers (68 %) des victimes de violence familiale, et près de 4 victimes de violence entre partenaires intimes sur 5 (78 %).

La violence familiale envers les enfants et les jeunes atteint un sommet sans précédent
En 2023, 26 777 enfants et jeunes de 17 ans et moins ont été victimes de violence familiale dans des affaires déclarées par la police. De ce nombre, plus de 3 victimes sur 5 (62 %) étaient des filles. Le plus souvent, la violence familiale envers les enfants et les jeunes avait été perpétrée par un parent (60 %).
La violence entre partenaires intimes est plus répandue chez les femmes et les filles de 12 à 24 ans
Au chapitre du genre des victimes, le taux d'affaires de violence entre partenaires intimes déclarées par la police en 2023 était le plus élevé chez les femmes et les filles de 12 à 24 ans (752 pour 100 000 personnes). Il s'agit d'un taux qui est près de sept fois plus élevé que celui observé chez les hommes et les garçons de ce groupe d'âge.
La DPJ de l’Estrie montrée du doigt pour avoir voulu séparer des triplés
Après avoir voulu séparer des triplés syriens âgés de deux ans et avoir lésé leurs droits, la DPJ de l'Estrie a été sommée de s'excuser auprès des parents et doit maintenant s'assurer que « toute déléguée au dossier soit informée des particularités ethnoculturelles des enfants et prenne les mesures pour qu’elles soient respectées ».
Exposés à de la violence conjugale, les triplés ont été confiés à une famille d’accueil inexpérimentée où ils ont été victimes de négligence.
Le manque de ressources d’accueil pouvant accueillir plusieurs enfants n’est pas une raison excusant la directrice de ne pas protéger la sécurité et le développement des enfants sous sa charge, peut-on lire dans le jugement.
«La position de la DPJ ne tient pas compte de la situation de la mère, qui s’est séparée du père, de l’évolution positive des contacts mère-enfants et des changements que cette dernière avait opérés dans sa situation personnelle par une plus grande reconnaissance et l’acquisition progressive de son autonomie», déplore la juge Pascale Berardino.
Me Valérie Assouline répète qu'un changement de culture s'impose à la Direction de la protection de la jeunesse.
«Il faut le dire, qu'il y a malheureusement des bébés que l'on peut placer en banque mixte trop rapidement. J'en ai vu à 13 jours de vie placés en banque mixte alors que ce sont des parents qui avaient besoin d'un petit coup de main. Cette orientation-là, que l'on vient chercher le bébé et le placer en banque mixte rapidement, elle doit absolument changer, ça ne peut plus avoir lieu, au Québec.»
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Le dossier entaché d’Alice suit son cours à la DPJ, mutisme de Carmant
Plutôt que de voir leur cas être réévalué, à la lumière des lésions de droits constatées à la DPJ de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec, désormais sous tutelle, les parents naturels de la petite Alice* de Drummondville sont pressés de signer une «entente visant à faciliter l’échange de renseignements» avec la famille d’accueil, où l’enfant sera bientôt adoptée.
S’estimant victime d’une grave injustice, le jeune couple voudrait plutôt remonter le cours des choses et revoir leur fille. Pendant qu’à Québec l’opposition implore le ministre Carmant «d’agir pour que justice soit rendue», celui-ci demeure muet, invoquant les procédures judiciaires en cours.
L’histoire d’Alice «au pays de la DPJ», placée en banque mixte à deux semaines de vie à peine, en vue d’être adoptée, est emblématique du dysfonctionnement relevé par la Commission des droits de la personne et des droits de la jeunesse (CPDPJ) à la DPJ régionale. Son cas est d’ailleurs à l’origine de l’enquête dont le rapport préliminaire vient d’ébranler l’opinion publique.
En entrevue, le père et la grand-mère d’Alice peinent à contenir leurs émotions. «C’est de l’adoption illégale, on nous a volé notre enfant», ragent-ils tour à tour.
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Impact de l’immigration sur les signalements à la DPJ: Québec n’a aucune donnée
L’immigration est au nombre des raisons derrière l’explosion des signalements à la Direction de la protection de la jeunesse (DPJ), selon le gouvernement Legault, qui n’a toutefois pas de chiffres à l’appui.
Les scandales se succèdent jour après jour à la DPJ. Après des cas d’inconduite sexuelle de la part d’éducatrices envers des jeunes du Centre de réadaptation Cité-des-Prairies et la vétusté extrême du centre pour les jeunes Mont Saint-Antoine, La Presse nous apprend jeudi que la DPJ de l’Estrie a lésé les droits de triplés en bas âge qui sont passés à un cheveu d'être adoptés séparément, alors que la mère semblait en bonne voie de pouvoir les reprendre.
Libéraux et solidaires réclament la tête du ministre Lionel Carmant, «qui n’est plus l’homme de la situation».
François Legault, qui continue de se porter à la défense de son ministre responsable des Services sociaux, a expliqué cette semaine que la DPJ est frappée par une augmentation importante de signalements. «Il y a la COVID, il y a les demandeurs d'asile, il y a des problèmes de drogue importants chez les jeunes», a-t-il pointé du doigt.
Le ministre Lionel Carmant a affirmé que l’impact des nouveaux arrivants sur la demande à la protection de la jeunesse était effectivement «bien réelle».
Alberta : les grandes lignes des projets de loi qui affecteront les personnes trans
Le gouvernement de l’Alberta a déposé jeudi trois projets de loi qui affectent directement les personnes en transition de genre ou qui ont transitionné. Deux d'entre eux touchent aux droits des mineurs qui souffrent de dysphorie de genre, et un interdit l'accès aux compétitions sportives pour les personnes trans féminines.
Le projet de loi 26, s’il est adopté, prévoit de bannir 10 procédures médicales irréversibles pour le haut et le bas du corps. Le ministère de la Santé se verrait aussi donner le pouvoir d'interdire plus de procédures chirurgicales dans la définition de chirurgie d’affirmation de genre, s’il le juge nécessaire.
À noter qu’au Canada, les chirurgies d'affirmation de genres pour le bas du corps sont déjà interdites pour les personnes de moins de 18 ans.
De plus, les professionnels de la santé ne pourront plus prescrire d’interventions non chirurgicales, comme les bloqueurs d'hormones et les thérapies hormonales pour les personnes souffrant de dysphorie ou d'incongruité de genre, à l'exception des personnes de plus de 15 ans qui ont l’autorisation de leurs parents et d’un psychologue, ou ceux et celles qui ont déjà entrepris un traitement hormonal.
Ottawa veut sévir contre les organismes de bienfaisance qui seraient anti-avortement
Le gouvernement fédéral veut s'assurer que les organismes de bienfaisance enregistrés qui offrent des services de consultation en matière de grossesse divulguent aussi des informations sur des services d'avortement et de contraception. Ces organismes se doivent d'orienter les femmes vers ces services, selon Ottawa.
La ministre des Finances, Chrystia Freeland, a annoncé mardi, lors de sa conférence de presse hebdomadaire, le dépôt d'un projet de loi en ce sens, en compagnie d'autres ministres, dont son collègue de la Santé, Mark Holland.
Le gouvernement dit vouloir sévir contre des groupes anti-choix qui se font passer pour des organismes de bienfaisance offrant des services complets de soutien aux femmes enceintes alors qu'en réalité, ils empêchent les femmes d'accéder à certains services comme l'avortement.
Des survivants des pensionnats réclament la criminalisation du négationnisme
Des survivants et survivantes des pensionnats fédéraux pour Autochtones demandent au Canada de criminaliser le négationnisme, quelques jours après la publication d’un rapport sur les tombes non marquées et les lieux de sépulture liés à ces établissements.
Plus de 150 000 enfants autochtones ont été forcés de fréquenter des pensionnats fédéraux au Canada, dont le dernier a fermé ses portes en 1996.
On estime que 6000 enfants autochtones sont morts dans ces pensionnats, bien que les experts affirment que le bilan réel pourrait être beaucoup plus élevé.
L’interlocutrice spéciale indépendante pour les enfants disparus et les tombes et les sépultures anonymes en lien avec les pensionnats affirme que malgré la « réalité bien documentée » de ces décès, certains Canadiens font un effort concerté pour nier la véracité des récits des survivants, des familles et des communautés autochtones.

Racisme et sexisme : le Prix Lionel-Groulx change de nom
La prestigieuse reconnaissance historique est rebaptisée Grand Prix de l’Institut d’histoire de l’Amérique française, s’éloignant ainsi de l’historien controversé qui lui donnait son nom.
Le document fait état des diverses controverses entourant le personnage de Lionel-Groulx, auquel on a reproché notamment son racisme, son sexisme, son antisémitisme. « Le choix du nom du prix et de son maintien témoigne d’une acceptation, tantôt explicite, tantôt tacite, de cet héritage par la communauté historienne », peut-on lire.
Le Movember, aussi une occasion de parler de dysfonction érectile
La campagne Movember est de retour! Son but ? Sensibiliser la population durant tout le mois de novembre aux maladies spécifiquement masculines et à la santé pelvienne.
Près de 40 % des hommes de 40 ans auraient des problèmes de dysfonction érectile, selon Marie-Ève Prince. Ça augmente de 1 % par année pour atteindre quand même 60 % des hommes de 60 ans, précise-t-elle.
«Quand on parle de fonction érectile, on peut croire que c'est très lié à la fonction sexuelle, indique la psychothérapeute. Étrangement, il y a un lien fort à faire entre la bonne santé cardiaque et la qualité de l'érection. Il y a même des études qui donnent une fenêtre de trois ans et demi entre l'apparition d'une dysfonction érectile et l'apparition d'un trouble cardiaque.»
Fausse agence de mannequinat: 14 femmes piégées
Le patron d’une agence de mannequins de Montréal a fait pas moins de 14 victimes pendant des années. Des adolescentes d’à peine 14 ans et de jeunes femmes attirées par le mannequinat sont tombées dans les griffes de Jean-Sébastien Béland.
Jean-Sébastien Béland a plaidé coupable à l’automne 2023 à une trentaine de chefs d’accusation d’infractions sexuelles. Des crimes commis entre 2006 et 2018 sur 14 filles et femmes.
Le prédateur avait plusieurs modus operandi. Il faisait miroiter à ses victimes une carrière internationale dans le mannequinat. Il faisait en sorte que ses proies se sentent belles et « spéciales ». Puis, sous divers prétextes, il les amenait à faire des gestes sexuels en échange d’argent.
Les observations sur la peine à imposer se tiennent cette semaine au palais de justice de Montréal. Le Trifluvien de 52 ans risque une longue peine de détention.

La police recherche les victimes de Jonathan Inglis
Le Service de police de la Ville de Montréal (SPVM) recherche des victimes du délinquant sexuel Jonathan Inglis, qui est notamment accusé de contacts sexuels sur des mineures.
Arrêté en juin, Jonathan Inglis aurait échangé avec bon nombre de personnes de 11 à 17 ans dans les mois précédents, selon un communiqué du SPVM. Il a comparu le 29 juillet dernier et a été accusé de leurre, de contacts sexuels et d’incitation à des contacts sexuels sur deux victimes âgées de 13 ans.
Le suspect contactait ses victimes à travers des réseaux sociaux comme Snapchat et TikTok. Il se cachait derrière différents noms de profil, dont Darby, Connor et Colton.
L’accusé proposait des cigarettes électroniques, de la drogue, de l’argent ou des vêtements à ses victimes potentielles pour les inciter à le rencontrer. Il faisait des allusions sexuelles dans ses messages.

Les talibans interdisent aux femmes d'entendre la voix d'autres femmes
Les talibans ont promulgué une nouvelle loi qui restreint encore davantage les libertés des femmes et des jeunes filles. Un décret leur interdit de prier à haute voix ou de réciter le Coran en présence les unes des autres.
Cette mesure intervient après la mise en œuvre, en août, d'une série de lois dites de « vertu » ou de « moralité » en Afghanistan, présentées dans un document de 114 pages couvrant de vastes aspects de la vie publique quotidienne.
Parmi les nouvelles lois annoncées en août figuraient des directives obligeant les femmes à se voiler entièrement, y compris le visage, à tout moment en public. Il est également interdit aux femmes de chanter, de réciter et de lire à haute voix en public, la voix d'une femme étant considérée comme « intime » et ne devant pas être entendue.
Les femmes sont déjà exclues de l'enseignement après la sixième année, de nombreux espaces publics et de la plupart des emplois. Il leur est également interdit de regarder des hommes auxquels elles ne sont pas liées par le sang ou le mariage.
Soudan : l’ampleur des violences sexuelles est « stupéfiante », alerte une enquête de l’ONU
Les viols, y compris collectifs, sont « généralisés » au Soudan après 18 mois de guerre civile, selon un rapport d’enquête de l’ONU publié mardi, qui cible notamment les paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR).
« L’ampleur des violences sexuelles que nous avons constatées au Soudan est stupéfiante », a déclaré le président de la mission d’établissement des faits sur le Soudan, Mohamed Chande Othman, dans un communiqué.
Les enfants ne sont pas épargnés, et des femmes et filles sont enlevées à des fins d’esclavage sexuel, souligne ce nouveau rapport.
« Il n’y a plus d’endroit sûr au Soudan », a souligné M. Othman, dont la mission a été créée à la fin de l’année dernière par le Conseil des droits de l’homme pour documenter les violations commises dans le pays depuis le début du conflit.
L’Angleterre se dote « de zones tampons » autour des cliniques pratiquant l’avortement
Des « zones tampons » sont désormais en place autour des cliniques pratiquant des avortements en Angleterre et au Pays de Galles, afin de garantir la protection des femmes et tenir à l’écart les militants anti-IVG, a annoncé jeudi le gouvernement britannique.
Concrètement, « un périmètre de 150 mètres sera mis en place autour de toutes les cliniques et de tous les hôpitaux offrant des services d’avortement », détaille le communiqué du ministère de l’Intérieur.
Dans ce périmètre, « le fait d’influencer […] la décision d’une femme de recourir à l’avortement constituera une infraction pénale », précise le communiqué.
Viols : un cardiologue condamné à 158 ans de prison
Un juge de Denver a condamné vendredi l'ancien médecin Stephen Matthews à 158 ans de prison pour avoir drogué dix femmes qu'il avait rencontrées sur des sites de rencontres, puis agressé sexuellement huit d'entre elles. La sentence a été accueillie par les applaudissements des victimes de Matthews et de leurs familles.
En août dernier, un jury a reconnu Matthews coupable d'avoir attiré des femmes rencontrées sur Hinge et Tinder dans sa maison, puis d'avoir versé une substance inconnue dans leurs verres. Les victimes ont déclaré qu'elles n'avaient que des souvenirs sporadiques de ce qui s'était passé.
Sean « Diddy » Combs est accusé d’avoir agressé un garçon de 10 ans
Sean « Diddy » Combs est accusé, dans l'une des deux poursuites déposées lundi, d'avoir drogué et agressé sexuellement un garçon de 10 ans dans une chambre d'hôtel de New York en 2005.
Sean Combs, 54 ans, est incarcéré dans une prison de New York après avoir plaidé non coupable des accusations fédérales de trafic sexuel contenues dans un acte d'accusation rendu public le lendemain de son arrestation, le 16 septembre.
Les accusations comprennent des allégations selon lesquelles il aurait contraint des femmes et abusé d'elles, ainsi que réduit au silence des victimes par le chantage et la violence. Le début de son procès a été fixé au 5 mai 2025.
La cour d’appel de Paris confirme le procès pour viol du rappeur Naps
Le rappeur Naps est accusé d’avoir violé une jeune femme pendant son sommeil à l’automne 2021.
D’autres investigations visent également Naps, de son vrai nom Nabil Boukhobza, dans le Var : trois femmes ont porté plainte contre lui, et le chanteur a été mis en examen en août pour viols et agressions sexuelles.

Le procès de Gérard Depardieu pour agressions sexuelles reporté à mars 2025
Convoqué lundi devant le tribunal, l'acteur de 75 ans ne s'est pas présenté, son avocat invoquant des raisons de santé, tandis qu'une centaine de personnes ont manifesté devant le tribunal de Paris pour soutenir les victimes.
La justice française a ordonné une expertise médicale début mars afin de statuer sur la capacité de l'acteur à comparaître.
Le chanteur Slimane accusé de harcèlement sexuel
Le très populaire chanteur et compositeur Slimane est accusé par l’un de ses anciens techniciens de harcèlement sexuel. Une plainte vient d’être déposée sur des faits remontant à décembre 2023 après un show à Saint-Étienne (Loire).
Le producteur de rap Metro Boomin accusé de viol
Une plainte à l’encontre de l’artiste américain a été déposée mardi 29 octobre à Los Angeles, pour des faits datant de 2016, et durant lesquels la plaignante aurait été sous l’emprise de substances.
Dans une plainte adressée au tribunal de Los Angeles, Vanessa LeMaistre, 38 ans, l’accuse de l’avoir violée après l’avoir rejoint dans un studio d’enregistrement en Californie vers septembre 2016, rapporte le Washington Post.

Malgré MeToo, le cinéma reste empreint d'une forme distinguée de masculinisme, selon une experte
Selon Geneviève Sellier, les changements sont freinés par le fait que le cinéma en France est considéré comme un art sans contre-pouvoirs et pas comme une industrie qu'on peut réguler.
Opinion : #AllMen, quand la possibilité de viol et de féminicide se trouve dans tous les hommes
Après avoir assisté récemment à un procès pour féminicide, l’écrivain Alexandre Civico s’est forgé une conviction nouvelle. Contrairement à ce que défend le hashtag NotAllMen, pour l’auteur de Dolorès ou le ventre des chiens (Actes Sud), la possibilité de viol et de féminicide se trouve dans tous les hommes, dans le masculin tel qu’il est forgé par nos sociétés. À travers une série de tribunes, l’Humanité donne la parole aux féministes et à leurs alliés, en écho au procès Pelicot, aux questions qu’il pose sur la société, la masculinité, le patriarcat, la culture du viol.
Comments
Ouf! Grosse semaine! Merci pour ce travail énorme!
Emilie Ouellette
2024-11-01 23:34:18 +0000 UTC