Revue de presse de la semaine du 20 octobre
Added 2024-10-25 18:58:50 +0000 UTC
Quatre causes majeures ayant fait les manchettes cette semaine concernent des agressions sexuelles sous soumission chimique : au Québec, Samuel Moderie, aux États-Unis, Sean Combs et Mike Jeffries, et en France, Dominique Pelicot et coaccusés.
« La soumission chimique, c’est le fait de droguer une personne à son insu pour abuser d’elle, sans qu’elle ne puisse réagir ou parfois même en avoir conscience. »
Au-delà du GHB et des drogues illicites, ce sont les substances médicamenteuses qui sont le plus communément utilisées (avec ou sans ordonnance). Anxiolytiques, hypnotiques ou antiallergiques sont autant de classes thérapeutiques détournées pour leurs propriétés sédatives.
En plus d’endormir les victimes, ces médicaments peuvent occasionner des amnésies supprimant les images de l’agression. Les agressions sexuelles (y compris viols conjugaux et incestueux) ne sont pas les seules rapportées. Vols, extorsions d’héritage, violences physiques, maltraitance voire traite des personnes (proxénétisme…) sont également décrits.
Visitez les sites de l’association #MENDORSPAS : Stop à la soumission chimique et du Centre de Référence sur les Agressions Facilitées par les Substances pour en savoir plus.


Audience du « violeur de Tinder » : les victimes témoignent
Surnommé le « violeur de Tinder », Samuel Moderie a piégé plusieurs femmes sur des applications de rencontre pour les droguer, les agresser sexuellement et filmer l’acte alors qu’elles étaient inconscientes, un scénario qui fait écho au procès des viols de Mazan qui se déroule au même moment en France.
Huit victimes du violeur en série se sont succédé devant le juge Pierre Dupras, et une autre s’est exprimée par l’entremise d’une lettre lue par le procureur. Une d’entre elles a fait part, la voix tremblante, de la confusion qu’elle a vécue après son agression. « Je me souviens qu’il est venu à la maison et qu’il m’a fait boire une bouteille de vin qu’il avait amenée, et puis plus rien, a-t-elle raconté. C’est comme s’il avait effacé une partie de ma vie. »
Plusieurs victimes se sont dites troublées qu’il existe des vidéos de leur agression. L’une d’elles a mentionné avoir vu pendant l’enquête une image que son agresseur a prise pendant qu’il la violait. « Cette photo est gravée dans ma mémoire à jamais », a-t-elle ajouté, en étouffant un sanglot.
Il utilisait souvent le même modus operandi. Il obtenait d’abord des rendez-vous avec des femmes grâce à des applications ou des sites de rencontre comme Tinder, Badoo et JALF, puis les droguait en dissimulant la substance dans de l’alcool ou de la nourriture.
L’homme agressait généralement ses victimes à leur domicile, en faisant des mises en scène qu’il photographiait et filmait avec son téléphone alors que les femmes étaient inconscientes.
L’audience vise à déterminer la peine du violeur en série, qui a reconnu sa culpabilité à 24 chefs d’accusation. Le procureur, Me Jérôme Laflamme, a proposé que Samuel Moderie purge une peine de 25 ans de prison.
« La poursuite a déposé une requête visant à faire déclarer M. Moderie délinquant à contrôler », a affirmé le procureur, en marge de l’audience. Un tel statut ferait que l’accusé serait sous surveillance pendant 10 ans à la fin de sa période de détention.
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Le violeur en série Samuel Moderie plaide coupable
L’homme de 28 ans a admis sa culpabilité pour des actes criminels touchant 13 femmes qu’il a violées, droguées ou filmées à leur insu.
Plusieurs des femmes qu’il a droguées avec des benzodiazépines (anxiolytiques vendus notamment sous le nom de Xanax ou de Valium) n’avaient aucun souvenir de l’agression. C’est en visionnant des images récupérées dans le téléphone cellulaire et le matériel informatique de Moderie que les enquêteuses ont identifié puis éventuellement contacté certaines de ses victimes.
Moderie n’en était pas à ses premières agressions du genre. Il a été condamné en 2019 à deux ans de prison pour des viols armés et des actes de voyeurisme dont la victime était une femme de son entourage, qu’il avait aussi droguée avec un somnifère et filmée pendant ses agressions.
Son rapport de libération conditionnelle soulignait à l’époque qu’il représentait un « risque de récidive sexuelle au-dessus de la moyenne » et qu’il avait une « déviance sadique des intérêts sexuels », mais la Commission des libérations conditionnelles avait jugé que sa libération « ne représentera[it] pas un risque inacceptable pour la société ».
Inconduites sexuelles au centre de réadaptation Cité-des-Prairies
Au cours des deux dernières années, au moins neuf éducatrices en poste au centre de réadaptation Cité-des-Prairies, où sont notamment hébergés des jeunes ayant commis des crimes, ont eu des échanges sexuels avec au moins cinq résidants mineurs. À la suite d’une enquête interne, deux gestionnaires ont été suspendus, a appris La Presse.
L’une de ces éducatrices est tombée enceinte et a accouché d’un enfant, dont le père est l’un de ces mineurs.
L’affaire a été mise au jour en réponse à un signalement reçu à la mi-août concernant une relation inconvenante entre un jeune hébergé et son éducatrice. Les faits ont tout de suite fait l’objet d’une évaluation. « On s’est aperçus qu’il y avait d’autres jeunes et d’autres éducatrices mis en cause », dit Assunta Gallo, directrice de la protection de la jeunesse au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal.
L’intervenante-enquêteuse, qui a rencontré plus de 30 personnes, en est arrivée à des conclusions accablantes. Dans certains cas, des plaintes ont été déposées à la police. Assunta Gallo n’exclut pas que d’autres situations n’aient pas été mises au jour. « S’il y a d’autres jeunes qui n’ont pas parlé, du personnel qui a des choses à dire, appelez-nous. » On invite d’éventuels dénonciateurs à composer le 514 896-3100.
Des rapports sur la discrimination envers les femmes autochtones du Québec déposés à l’ONU
À Genève, l'organisme Femmes autochtones du Québec (FAQ) a présenté un plaidoyer afin que l'ONU lance une enquête sur les injustices vécues par les femmes autochtones au Québec et au Canada.
« Conformément à la recommandation faite par l’Enquête nationale sur les femmes et les filles autochtones disparues et assassinées (ENFFADA), FAQ appelle à la création d’un ombudsman autochtone indépendant des gouvernements provincial et fédéral, s’opposant à la proposition du gouvernement du Québec qui souhaite que le Protecteur du citoyen assume cette charge [et ce] en raison d’une perception de manque de neutralité et d’indépendance vis-à-vis du gouvernement », peut-on lire dans le communiqué.
FAQ rappelle également que cinq ans après le dépôt du rapport, la majorité des appels à l’action de la Commission d’enquête sur les relations entre les Autochtones et certains services publics (commission Viens) restent non réalisés.
La présidente de FAQ, Marjolaine Étienne, a aussi réitéré l'importance que soit reconnu par Québec le concept de racisme systémique et que soit adopté le Principe de Joyce.
« L’adoption du Principe de Joyce et la reconnaissance du racisme et de la discrimination systémiques sont fondamentales, car elles établissent les bases nécessaires afin de garantir une société sécuritaire pour les femmes et les filles autochtones. Même si le gouvernement du Canada reconnaît le racisme systémique, il est difficile de lutter efficacement contre ce problème si le Québec ne le reconnaît pas. »
Filiation des enfants nés du viol : l’angle mort de la loi Océane
La loi 12 – aussi appelée loi Océane – ne tient pas compte de la réalité de la violence conjugale, dénoncent des experts. Pour obtenir le retrait de la filiation de l'agresseur, une mère doit prouver qu’il y a eu agression sexuelle au moment de la conception, une tâche difficile, voire impossible, dans un contexte de contrôle coercitif.
« Supposons que l’enfant n’a pas été conçu par agression sexuelle, mais que deux jours après la conception, il y a eu agression sexuelle, illustre-t-elle. Est-ce que le moment de la conception de l’enfant change vraiment quelque chose ? » demande la directrice des affaires juridiques de l’Association nationale Femmes et droit, Suzanne Zaccour.
Pour Justine Fortin, directrice des services aux personnes victimes et survivantes de Juripop, lorsqu’il y a violence conjugale, il y a un climat général qui fait en sorte que la victime ne peut pas exprimer son consentement. De plus, les survivantes peuvent prendre beaucoup de temps avant de réaliser qu’elles vivent des violences sexuelles dans une relation de domination et de contrôle.
Selon Michaël Lessard, professeur de droit à l’Université de Sherbrooke, les juges considèrent souvent qu’un parent devrait favoriser le développement de la relation de l’enfant avec son autre parent, et ce, même s’il y a eu violence conjugale. La dénonciation de la violence conjugale peut être comprise par les tribunaux et par les intervenants du système comme une manière de créer une distance entre l’autre parent et l’enfant et donc nuire à l’intérêt de l’enfant, indique l’avocat.

Le NPD propose une motion pour soutenir l’accès à l’avortement
Le chef Jagmeet Singh a déclaré que son parti utiliserait sa prochaine journée d’opposition pour forcer la Chambre des communes à débattre et à voter sur une motion demandant une action urgente pour améliorer l’accès à l’avortement.
M. Singh a affirmé que les députés conservateurs pro-vie « mènent souvent la barque » dans l’opposition officielle, et que le chef Pierre Poilievre a « laissé ses députés présenter des lois anti-choix, des motions anti-choix ».
« Il y a une réelle menace de la part des conservateurs », a-t-il déclaré lors d’une conférence de presse à Montréal.
Le NPD a cité dans son communiqué de presse plusieurs exemples de ce qu’il a appelé des mesures « anti-choix » de la part des conservateurs, notamment une pétition présentée plus tôt cette année par un député conservateur qui affirmait que plus de 98 % des avortements « sont pour des raisons de commodité sociale ou personnelle ».
Des messages haineux homophobe et transphobe vivement condamnés à l’UQO
À la fois l’institution d’enseignement, l’Association générale des étudiants (AGE-UQO) de même que l’Alliance Queer UQO déplorent « fermement » ces gestes posés cette semaine, lesquels demeurent isolés, mais qui suscitent incompréhension et colère. Selon l’établissement, le tout va à l’encontre de ses valeurs fondamentales.
En plus de nombreux messages manuscrits anti-LGBTQ2+ affichés dans les deux pavillons (Alexandre-Taché et Lucien-Brault), notamment sur des horodateurs dans le stationnement, des tracts anti-avortement ont également été aperçus
« Il y a eu deux vagues. Il y a eu un peu toutes sortes de choses, lance d’un air consterné la rectrice Murielle Laberge, qui souhaitait qu’on lance un message clair rapidement pour que ça cesse. C’est un message qui est collectif, ce n’est pas que la direction. Sachez qu’on a uni nos forces. »
L’UQO confirme avoir porté plainte au Service de police de la Ville de Gatineau (SPVG) dans cette affaire et indique que la surveillance a été renforcée dans ses installations par souci de bienveillance.
Le nombre de places en services de garde diminue au Québec
Le nombre de places dans le réseau de services de garde au Québec diminue, malgré l’engagement que s’était fixé le gouvernement Legault en 2021.
À la fin d’août, il y avait 304 084 places dans tous les types de services de garde, subventionnés ou non, soit une baisse au net par rapport à mai, 304 359, selon les données du tableau de bord du ministère de la Famille.
C’est une légère diminution, mais qui va à l’inverse de la tendance que souhaite le gouvernement.
« On a régressé », a déploré le porte-parole péquiste en matière de Famille, Joël Arseneau, dans une entrevue avec La Presse canadienne.
La réduction la plus marquée a été enregistrée dans les services de garde en milieu familial subventionnés, 853, que les créations de places dans les centres de la petite enfance (286) et en garderies subventionnées (281) n’ont pas pu compenser.
Selon M. Arseneau, la Coalition avenir Québec (CAQ) semble avoir sous-estimé l’ampleur du chantier.
Il a fait remarquer que le gouvernement indique avoir créé 18 790 places au total en date d’août dernier, alors que 34 055 enfants sont toujours inscrits sur la liste d’attente. En mai, ils étaient 31 783 sur cette même liste.
« On n’est pas près d’obtenir l’élimination de la liste d’attente », a-t-il déploré.
Le tableau de bord du développement du réseau de services de garde affiche un taux de réalisation de l’engagement de 95 % en considérant 18 394 places à l’étape « en réalisation » — une mesure que l’opposition trouve imprécise parce qu’elle n’indique pas l’état d’avancement de l’ouverture de ces places.
Féminicide à Ottawa : un Montréalais accusé de meurtre au premier degré
Un Montréalais de 36 ans, Fsha Tekhle, est accusé du meurtre de Brkti Berhe, qui a été poignardée jeudi devant ses deux enfants sur la promenade Uplands à Ottawa.
L’Unité des homicides du Service de police d’Ottawa a annoncé, par voie de communiqué, avoir inculpé M. Tekhle vendredi.
Le SPO a précisé que l'accusé entretenait une relation conjugale avec un membre de la famille de la victime.
Il doit comparaître au palais de justice d'Ottawa dans la journée.
Il s’agit d’un féminicide, a précisé la police d’Ottawa, qui tiendra une conférence de presse à 13 h 30 vendredi.
Violé par plusieurs hommes à Hollywood quand il avait 18 ans: le lourd secret du producteur Daniel Morin
Dans un roman de fiction inspiré de sa vie, le producteur de cinéma Daniel Morin, qui a notamment travaillé sur les deux premiers films de Xavier Dolan, affirme avoir été violé par plusieurs hommes à Hollywood, quand il avait 18 ans.
Il espérait devenir un acteur célèbre. Quand il est débarqué dans la capitale du cinéma, durant les années 1980, Daniel Morin, alias Ulysse dans le livre Hollywood... You, xxx, a plutôt vécu un événement traumatisant dont il a refusé de parler pendant plus de 40 ans.
Durant sa quête de gloire, il avait été invité avec un ami, « par un personnage un peu malotru », à assister à une fête dans une « grosse villa » où l’alcool et la drogue étaient facilement accessibles.
La soirée de tous les espoirs a cependant tourné au cauchemar. « À notre insu, nous avons été drogués et violés par sept, huit hommes. »
Il a pris la décision de dévoiler ce triste épisode pendant l’écriture de son livre.
Sa sortie suit celle, fort médiatisée, de l’acteur français Aurélien Wiik, qui a révélé avoir été abusé par son agent quand il était adolescent.
« J’ai décidé de joindre ma voix à la sienne sur son #MeTooGarçons. Je n’ai rien à cacher. À 60 ans, je suis capable de vivre avec ce qui m’est arrivé dans mon enfance. J’espère que mon roman donne une petite lueur d’espoir à d’autres victimes en leur montrant que malgré l’horreur que j’ai vécue, j’ai quand même eu une crisse de belle vie. »
Le comédien Goûchy Boy accusé d’agression sexuelle sur une ado
Le comédien Chijoke Onyechekwa Ugochukwu, connu sous le nom de « Goûchy boy », subissait lundi son procès pour l’agression sexuelle d’une adolescente qui se serait produite il y a plus de trente ans.
Solange* avait 15 ans au moment des faits allégués. Elle a rencontré l’accusé en 1990 dans une de ses boutiques de vêtements de prédilection, où Chijoke Onyechekwa Ugochukwu travaillait à l’époque.
Elle rencontre une autre victime dans une discothèque et lui offre son support environ deux ans après l’agression. Elle l’encourage à dénoncer. Elle est toutefois demeurée réticente à parler de sa propre agression aux policiers. « Ça faisait déjà un an et demi donc je ne savais pas si je pouvais. » En septembre 2020, en lisant des articles sur les démêlés judiciaires de l’accusé, elle finit par porter plainte.
« À l’époque, les femmes n’étaient pas crues. Mais maintenant les temps ont changé et j’avais vu l’article. »
Le procès présidé par le juge Benoit Gariépy se poursuit jusqu’à mercredi au palais de justice de Longueuil.
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Procès pour agression sexuelle: Goûchy Boy réfute sur toute la ligne la version de la plaignante
L’acteur déchu Goûchy Boy a balayé du revers de la main le témoignage de la victime alléguée à son procès, réfutant l’avoir agressée sexuellement lorsqu’elle avait 15 ans.


Trump accusé d’avoir agressé une mannequin rencontrée par l’intermédiaire d’Epstein
Donald Trump est accusé d’avoir agressé sexuellement une mannequin rencontrée par l’intermédiaire de Jeffrey Epstein durant les années 1990, a révélé mercredi le Guardian.
A former model who says she met Donald Trump through the late sexual abuser Jeffrey Epstein has accused the former president of groping and sexually touching her in an incident in Trump Tower in 1993, in what she believed was a “twisted game” between the two men.
Stacey Williams, who worked as a professional model in the 1990s, said she first met Trump in 1992 at a Christmas party after being introduced to him by Epstein, who she believed was a good friend of the then New York real estate developer. Williams said Epstein was interested in her and the two casually dated for a period of a few months.
“It became very clear then that he and Donald were really, really good friends and spent a lot of time together,” Williams said.
The alleged groping occurred some months later, in the late winter or early spring of 1993, when Epstein suggested during a walk they were on that he and Williams stop by to visit Trump at Trump Tower. Epstein was later convicted on sex offenses and killed himself in prison in 2019.
Moments after they arrived, she alleges, Trump greeted Williams, pulled her toward him and started groping her. She said he put his hands “all over my breasts” as well as her waist and her buttocks. She said she froze because she was “deeply confused” about what was happening. At the same time, she said she believed she saw the two men smiling at each other.”
Affaire Sean «Diddy» Combs: le viol d’une ado de 13 ans s’ajoute à la longue liste d’accusations
Cinq nouvelles personnes ont accusé Sean « Diddy » Combs d’agression sexuelle, dont une plaignante qui avait 13 ans au moment des faits reprochés.
Les présumées victimes, trois femmes et deux hommes sous le couvert de l’anonymat, ont porté plainte le 20 octobre, dans l’État de New York, pour des événements qui se seraient produits entre 2000 et 2022.
Aujourd’hui trentenaire, une femme aurait été agressée sexuellement, en 2000, par Diddy et l’un de ses complices, qui serait aussi une célébrité, lors d’un de ces fameux « Freak Offs », des fêtes arrosées organisées par l’homme de 54 ans. Après avoir été droguée à son insu, elle aurait été violée sous le regard d’une autre femme bien connue du public, selon la poursuite, dont le magazine People a obtenu copie.
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Lawsuits Claim Diddy’s Baby Oil Was Laced With Drugs

Nicolas Bedos condamné à six mois sous bracelet électronique pour agressions sexuelles
L’acteur et réalisateur Nicolas Bedos a été condamné, mardi 22 octobre à Paris, à un an de prison, dont six mois avec sursis probatoire, pour des agressions sexuelles sur deux femmes commises en 2023. M. Bedos, qui était absent au délibéré, a en revanche été relaxé « au bénéfice du doute » par le tribunal correctionnel pour des faits de harcèlement sexuel en 2018.
Le tribunal correctionnel a aussi prononcé une obligation de soins addictologiques et psychologiques, une interdiction d’entrer en contact avec les deux victimes, et demandé l’inscription de l’acteur au fichier judiciaire des auteurs d’infractions sexuelles ou violentes (Fijais). Il a par ailleurs ordonné que la partie ferme de la peine à laquelle il a été condamné soit effectuée à domicile, sous surveillance électronique.
Il a été déclaré coupable pour des faits qui se sont produits en 2023 : une plaignante accusait le réalisateur de s’être dirigé vers elle, tête baissée, avant de tendre la main droite au niveau de son sexe, par-dessus son jean, dans la nuit du 1er au 2 juin 2023.
Une autre plaignante, serveuse dans un bar parisien, avait raconté au tribunal que M. Bedos l’avait attrapée par la taille et embrassée dans le cou dans la nuit du 11 au 12 mai 2023, alors que ce dernier était ivre.

«Complément d'enquête» sur Gérard Depardieu : la justice ordonne une expertise
La justice a ordonné vendredi une expertise pour déterminer si les images d'une émission « Complément d'enquête » sur France 2, où Gérard Depardieu tenait des propos à caractère sexuel envers une fillette, avaient été manipulées comme l'acteur le prétend.
Vendredi dernier, la cour d'appel de Paris a décidé de procéder à une expertise visant à déterminer si les images d'un épisode de l'émission avaient été manipulées. L'acteur français, au cœur d'une controverse, conteste les images où il tient des propos à caractère sexuel envers une fillette.
La décision, consultée par l'AFP et révélée par Télérama, stipule que les images brutes tournées lors d'un voyage en Corée du Nord en 2018 doivent être expertisées. Cette mesure sera financée par Gérard Depardieu, qui souhaite prouver que le montage de l'émission est trompeur.
Gérard Depardieu a affirmé que ses propos n'étaient pas destinés à la jeune fille et a insisté sur le fait qu'il s'agissait d'une scène de fiction. L'expertise demandée devra donc clarifier cette situation. Parallèlement, le groupe France Télévisions avait déjà fait authentifier le passage incriminé par un huissier, affirmant qu'il n'y avait "aucun doute" sur le fait que la fillette était bel et bien visée par ses propos.
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Gérard Depardieu sera jugé lundi pour agressions sexuelles
Inculpé pour viol et visé par de nombreuses plaintes pour violences sexuelles, le géant du cinéma français, Gérard Depardieu, est jugé lundi à Paris pour agressions sexuelles sur deux femmes lors d’un tournage en 2021.
Gisèle Pelicot témoigne à nouveau et fait part de sa détermination pour faire avancer cette société
« Je suis une femme totalement détruite », a déclaré, mercredi 23 octobre, Gisèle Pelicot, droguée par son ex-époux qui la faisait ensuite violer par des dizaines d'inconnus recrutés sur internet pendant une décennie. A la barre, elle a expliqué vouloir médiatiser son affaire pour qu'on change cette société.
« Je ne sais pas comment je vais me reconstruire, me relever de tout ça », a expliqué Gisèle Pelicot, âgée de 71 ans, devant la cour criminelle de Vaucluse. Elle affirme avoir voulu lever le huis clos du procès afin que toutes les femmes qui [sont] victimes de viol se disent 'Madame Pelicot l'a fait, on peut le faire'. « Je ne veux plus qu'elles aient honte. La honte, ce n'est pas à nous de l'avoir, c'est à eux. (...) J'exprime surtout ma volonté et détermination pour qu'on change cette société. »

Gisèle Pelicot est aussi revenue sur les nombreuses femmes de l'entourage des accusés ayant témoigné en leur faveur à la barre. « J'ai vu ces femmes, ces mamans, ces sœurs, témoigner à la barre, par rapport au fait que leur fils, leur frère, leur père, leur mari était un homme exceptionnel », note-t-elle. « Moi, j'avais le même à la maison. Le violeur n'est pas celui qu'on rencontre dans un parking, tard le soir. Il peut être aussi dans la famille, parmi les amis », affirme la septuagénaire.
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« Même maintenant, je ne sais pas pourquoi j'y suis allé » : au procès des viols de Mazan, deux accusés reconnaissent les faits mais sans expliquer leurs actes
Venus deux fois au domicile des Pelicot, Abdelali D. et Jean-Luc L. font partie des rares à reconnaître avoir su dès le départ que la victime serait inconsciente au moment de leur venue.
La proportion de femmes tuées dans les conflits armés a doublé en 2023
Les effets des guerres et des conflits sur les femmes et les filles s’aggravent. En 2023, la proportion de femmes tuées dans les conflits armés a doublé par rapport à 2022. Quatre personnes sur dix décédées en raison d'un conflit en 2023 étaient des femmes. Les cas de violence sexuelle liés aux conflits et vérifiés par les l’ONU ont augmenté de 50%.
Ces augmentations du nombre de morts en temps de guerre et de la violence à l’égard des femmes s’inscrivent dans un contexte de non-respect de plus en plus flagrant du droit international conçu pour protéger les femmes et les enfants durant les conflits. Par exemple, les femmes vivant dans des zones de guerres souffrent de plus en plus d’un accès limité aux soins de santé. Tous les jours, 500 femmes et filles meurent de complications liées à la grossesse et à l'accouchement dans les pays touchés par un conflit. À la fin de 2023, 180 femmes accouchaient chaque jour dans la bande de Gaza, déchirée par la guerre, la plupart d'entre elles n'ayant pas accès aux produits de première nécessité ou aux soins médicaux.
Malgré l’augmentation des conflits, moins de 10 % des personnes chargées des négociations dans les processus de paix en 2023 étaient des femmes.
Femmes filmées nues à leur insu: l’employé de Royal Caribbean pourrait avoir fait 960 victimes
Un employé des croisières Royal Caribbean, qui installait des caméras ou se cachait sous les lits pour filmer des filles et des femmes dans la douche, pourrait avoir fait 960 victimes en 14 mois, selon un recours collectif déposé contre la compagnie.
« Qui sait combien d'images pornographiques de ces passagers sans méfiance circuleront pour toujours sur Internet parce que Royal Caribbean n'a pas réussi à protéger leur vie privée et a permis à Arvin Joseph Mirasol de faire de ces passagers des victimes », a martelé à Fox News l’avocat Jason Margulies, du cabinet Lipcon, Margulies & Winkleman, qui représente les victimes.
C’est en février dernier qu’Arvin Joseph Mirasol s’était fait passer les menottes après qu’une mère et ses deux filles auraient retrouvé une caméra dissimulée dans leur salle de bain de cabine sur le navire.
Mais ce n’était en fait que la pointe de l’iceberg, alors que le trentenaire aurait avoué aux autorités fédérales avoir commencé à espionner des femmes et des jeunes filles dès ses débuts sur le bateau, en décembre 2023.
Les autorités auraient ainsi retrouvé de nombreuses vidéos de victimes mineures, âgées de 2 et 17 ans, ainsi que de femmes adultes.
« Royal Caribbean a pris conscience de ce problème en mars 2023 [...], mais n'a apparemment rien fait depuis pour protéger ses passagers contre de telles récidives – comme ce cas », a souligné Me Margulies, à Fox News.
La mortalité infantile en hausse aux États-Unis depuis la fin de la protection du droit à l'avortement
Depuis juin 2022, au moins 20 États américains ont mis en place des restrictions partielles ou totales à l'IVG.
En octobre 2022, en mars 2023 et en avril 2023, les taux de mortalité infantile étaient 7% plus élevés qu'habituellement à l'échelle nationale, avec 247 morts supplémentaires pour chacun de ces mois. La majorité de ces décès ont été attribués à des anomalies congénitales. « Ce sont des cas dans lesquels, avant la décision de la Cour suprême, il aurait été possible d'avorter plutôt que de mener la grossesse à terme et de devoir assister à la mort de son enfant », souligne la chercheuse Maria Gallo.
La prochaine étape pour les chercheuses sera d'établir si cette hausse a été observée dans tous les États ou si elle s'est concentrée dans les États qui ont restreint l'accès à l'IVG. « Il y a un bilan humain plus large à prendre en compte, en incluant les conséquences sur la santé mentale de se voir refuser un avortement ou d'être forcé à mener à terme une grossesse quand le foetus présente une anomalie congénitale mortelle », ajoute la chercheuse Parvati Singh.
Accusations d’agressions sexuelles : Roman Polanski jugé en appel pour diffamation en France
La cour d’appel de Paris dira le 4 décembre si le réalisateur Roman Polanski, relaxé sur le plan pénal après avoir été accusé de diffamation par l’actrice britannique Charlotte Lewis, est tout de même coupable d’une « faute civile » et devra donc lui verser des dommages et intérêts.
Le réalisateur de 91 ans, accusé d’agressions sexuelles et de viols par plusieurs femmes, dont Charlotte Lewis, a été relaxé en mai dernier par le tribunal judiciaire alors que la comédienne avait porté plainte en diffamation contre des propos la concernant, tenus par le cinéaste.
Elle avait alors fait appel, mais pas le parquet. Cela signifie que la relaxe est définitive, mais que la cour d’appel peut tout de même condamner le réalisateur, au civil uniquement, à verser des dommages et intérêts.
Dans ce dossier, la justice n’est pas amenée à se prononcer pour déterminer si Roman Polanski avait violé ou non l’actrice britannique, mais seulement si le cinéaste avait fait, ou non, un usage abusif de sa liberté d’expression dans un entretien publié par le magazine français Paris Match en décembre 2019.

L’ancien PDG d’Abercrombie & Fitch, Mike Jeffries, arrêté pour trafic sexuel
L'ancien PDG d'Abercrombie & Fitch Mike Jeffries, son partenaire et un troisième homme ont été arrêtés mardi. Ils sont accusés d'avoir attiré des hommes dans des soirées sexuelles organisées dans le monde entier, parfois en leur faisant miroiter la promesse de travailler comme mannequin pour le détaillant de vêtements.
Pendant près de 20 ans, M. Jeffries, son partenaire Matthew Smith et leur employé James Jacobson ont dirigé une entreprise internationale de trafic sexuel et de prostitution, utilisant le statut, la richesse et un réseau de personnel domestique de M. Jeffries pour satisfaire les désirs sexuels du couple et garder le tout secret, selon un acte d'accusation dévoilé devant un tribunal fédéral de New York.
«Pour tous ceux qui pensent pouvoir exploiter et contraindre les autres en utilisant le système dit du casting couch, cette affaire devrait servir d'avertissement : préparez-vous à échanger ce canapé contre un lit dans une prison fédérale», a déclaré le procureur américain Breon Peace, lors d'une conférence de presse.
Selon l'acte d'accusation, ils ont payé des dizaines d'hommes pour voyager aux États-Unis et à l'étranger pour qu'ils se livrent à des relations sexuelles rémunérées avec eux et d'autres hommes à New York et dans des hôtels en Angleterre, en France, en Italie, au Maroc et à Saint-Barth entre 2008 et 2015.
L'acte d'accusation décrit des bacchanales sexuelles au cours desquelles les hommes recrutés recevaient des drogues, du lubrifiant, des préservatifs, des costumes, des jouets sexuels et, parfois, des injections péniennes provoquant une érection qui provoquaient des réactions douloureuses pendant plusieurs heures.
Harvey Weinstein atteint d’un cancer de la moelle osseuse
L'ancien producteur d'Hollywood, Harvey Weinstein, en prison pour viol et agression sexuelle, est atteint d'un cancer de la moelle osseuse, ont rapporté des médias américains lundi.
Le roi déchu de 72 ans, qui a été inculpé en septembre pour une autre agression sexuelle, souffre d'une leucémie myéloïde chronique et suit un traitement dans une prison de New York, selon NBC News et ABC News.
Ce diagnostic survient après une série de problèmes de santé pour l'ex-producteur tout-puissant du cinéma américain, dont la chute a déclenché une onde de choc planétaire, a libéré la parole de nombreuses victimes et a mis au jour les violences sexuelles et sexistes faites aux femmes.
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Pas de procès pour Harvey Weinstein avant 2025
L’ouverture du nouveau procès à New York pour viol et agression sexuelle de l’ancien producteur roi d’Hollywood Harvey Weinstein a été reportée mercredi à 2025, le juge ayant fixé de nouveaux délais pour la défense.
Le Real Madrid soutient Kylian Mbappé suite aux accusations de viol
Le Real Madrid soutient Kylian Mbappé suite à ces accusations de viol par la presse suédoise. Le club espagnol n’affiche « aucune » inquiétude et se base en priorité sur le tweet du joueur français publié lundi dans l’après-midi : « FAKE NEWS !!!! Ça en devient tellement prévisible, veille d’audience comme par hasard ».
La presse suédoise affirme qu’une femme, présente à une soirée dans son hôtel jeudi 10 octobre, a déposé plainte pour viol contre la superstar du football mondial.
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