NokiMo
Piero San Giorgio
Piero San Giorgio

patreon


Pros du porc - Autonomie & Résilience | Hotmart

Super formation que je vais faire car le porc, après avoir mangé du suédois, doit bien être lui aussi mange un jour

Pros du porc - Autonomie & Résilience | Hotmart

Comments

c'est celui là

Piero San Giorgio

Loup Dubois

Très drôle pour moi et de sacré souvenirs……….. j’avais 18 ans et je suis parti pour la première fois de chez moi pour aller travailler en Suisse à Bâle et mon 1er job ça a été dans une usine de découpage de porc juste à côté de la frontière et mon salaire était déjà le triple de celui en France avec mon CAP de commis-épicier mais c’était un boulot très dur. Dès l’embauche on nous a mis dans une petite salle et on nous a appris à découper les porcs pendant 1 mois. On avait de grands tabliers en maillons de métal et un gant gauche également en métal et un petit couteau effilé qui coupait comme un rasoir. Puis on nous a mis dans la grande salle de découpe qui faisait bien 30 mètres de long avec un tapis roulant au milieu et on était chaque fois à trois pour désosser soit les cuisses, ou les épaules ou les côtes etc. Et de temps en temps quand on rêvait un peu on se piquais un peu le bide à travers notre tablier métallique avec notre couteau de désosseur et ça nous faisait revenir très vite à notre boulot ! On passait ainsi environ 300 cochons en 8 heures à environ 40 désosseurs. Le plus rigolo c’était que la salle était refroidie à environ 15°et moi j’ai cru très longtemps que c’était pour la viande mais on m’a dit un jour que…non non…c’était pour nous les désosseurs !!! Pour avoir un rendement optimum !!! (rire) J’ai fait ça environ pendant 1 an. Mon 2ème job a été de décharger des sacs de sucre et de café de cinquante kilos au port rhénan de Kleinhüningen à Bâle, en Suisse, à partir de wagons de chemins de fer, dans une usine de production de café en poudre. Travail dur mais très bien payé, puisqu’on était payés au tonnage déchargé. Puis, j’ai été amené à gérer les stocks de marchandises dans un immense entrepôt en remplacement du responsable qui était parti. Un jour, au bout de trois mois environ, le contremaître me prend à part et me dit : « Au fait, tu parles l’allemand, tu sais le lire et l’écrire » ? Moi : « Oui bien sûr » (ce n’était qu’à moitié vrai, nous n’avions pas de leçon d’allemand dans mon école primaire, j’avais appris un peu par moi-même). Lui : « Dans le laboratoire technique de l’usine, ils auraient besoin de quelqu’un comme toi pour effectuer des expériences avec des pompes à vide, et d’autres outillages. Est-ce que cela t’intéresserait » ? Moi : « Oui, bien sûr, je suis prêt à apprendre ce qu’il faut » ! Lui : « Ok, alors je vais te présenter à l’ingénieur du laboratoire ». Et donc me voilà propulsé « technicien de laboratoire », à mener des expériences sur le café en poudre sous les ordres d’un autre Alsacien, un ingénieur chimiste, avec le salaire en conséquence. C’était un grand plaisir de bosser en symbiose avec lui. Cela a duré deux ans environ, puis mon collègue a quitté son travail et on m’a amené un chimiste allemand pour le remplacer, mais cela n’a jamais collé entre nous et je suis parti.

Max


Related Creators