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Le rétablissement spectaculaire des glaciers des mers mondiales déconcerte les catastrophistes du « réchauffement climatique » qui se sont trompés sur leurs prévisions

C’est un mystère. Pourquoi la couverture de glace de mer de l’Arctique s’est-elle reconstituée si rapidement au cours des dernières années ?

Personne ne le sait – « pas un seul scientifique sur la planète ne peut le dire », écrit Willis Eschenbach dans un court essai sur le site climatique Watts Up With That ? La fonte des glaces aux pôles reste l’un des supports essentiels de l’ensemble du programme politique « Net zéro » de contrôle de la vie des gens.

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Le graphique ci-dessus montre l’évolution de la couverture de glace de mer arctique de 1990 à 2020.

· Eschenbach note que depuis 1990 environ, les gens parlent de la réduction de la quantité de glace de mer arctique due au dioxyde de carbone émis par l’homme.

· Lorsqu’elle a commencé à diminuer très rapidement, on a dit que nous avions franchi un point de non-retour, un « basculement » à partir duquel la glace ne se reconstituerait jamais.

· Les prédictions d’un océan arctique sans glace ont abondé.

· Et pendant ce temps, les glaces se reconstituent.

·

Les vieilles habitudes ont la vie dure

Malgré l’impressionnante reconstitution récente des glaces, les discussions sur le « point de non retour » – qui sont pour la plupart une invention des modèles informatiques dits « d’attribution » – ne cessent pas pour autant. Dans sa récente série d’agit-prop pour la BBC, Sir David Attenborough a fait un certain nombre de références à des modèles selon lesquels l’Arctique n’aurait plus de glace de mer d’été d’ici 2035.

Les mystères des glaces en Antarctique

Eschenbach pose la question suivante :

« Pourquoi la banquise de l’Antarctique, contrairement à celle de l’Arctique, a-t-elle commencé à augmenter rapidement vers 2008 ? Personne ne le sait, dit-il. Pourquoi la banquise de l’Antarctique s’est-elle distinguée de celle de l’Arctique en atteignant un plateau de 2010 à 2015, mais a ensuite reflété celle de l’Arctique en chutant rapidement, avant de se retourner et de commencer à rebondir ? »

Vous avez deviné la réponse : personne ne sait.

Situation mondiale

· Pourquoi la glace de mer mondiale a-t-elle suivi le schéma de l’Antarticte, alors que le CO2 continuerait d’augmenter dans l’atmosphère, demande-t-il ?

· Les alarmistes, motivés par des considérations politiques, ne cessent de nous dire que la glace va bientôt disparaître.

· Et pas un seul climatologue sur la planète n’avait prévu ces grands changements, ce rebondissement dans la glace de mer.

Eschenbach conclut

« Voici la partie la plus étrange. Malgré l’échec des nombreuses prédictions d’un ‘Arctique sans glace’, malgré les affirmations falsifiées selon lesquelles nous aurions franchi un ‘point de basculement’, malgré le fait que les raisons des changements étranges et inattendus de la glace de mer polaire ne peuvent être expliquées par personne, et que ces changements n’ont été prédits par personne – les scientifiques du changement climatique insistent toujours pour dire qu’ils peuvent nous dire à quoi ressemblera la température mondiale en 2100. »

La science, c’est le doute, le consensus n’est pas de la science mais de la politique

· De nombreux scientifiques – un scientifique, par définition, est quelqu’un de sceptique – cherchent des réponses à la nature cyclique de la glace mondiale en dehors des limites restrictives de la science climatique « établie » (voilà une contradiction : la science consiste à tenter de détruire une théorie, et ce n’est que lorsqu’aucun scientifique ne parvient à le faire, qu’elle est provisoirement adoptée. La science donc, ne peut pas être « établie » comme une théorie définitive ne devant plus faire l’objet de recherches).

·  Comme l’a souvent rapporté le Daily Sceptic, les mouvements à court terme de la glace sont affectés par des échanges de chaleur atmosphérique souvent incalculables, par les courants océaniques et par de nombreuses autres variations climatiques naturelles.

·  Le professeur Ian Plimer, géologue, a récemment fait remarquer, dans un essai publié par Quadrant, qu’il y a eu six périodes glaciaires majeures, et que chacune d’entre elles a commencé alors qu’il y avait beaucoup plus de CO2 dans l’atmosphère que maintenant.

·  Dans une perspective à plus long terme, Plimer a déclaré que nous sommes actuellement dans une période glaciaire qui a débuté il y a 34 millions d’années, que l’interglaciaire actuel a commencé il y a 14 400 ans dans l’hémisphère nord et que nous étions au sommet de cet interglaciaire il y a 4 000 à 7 000 ans, lors de l’optimum holocène.

·  Deux géologues américains ont récemment découvert que plus de la moitié des glaciers et calottes glaciaires de l’Arctique qui existent aujourd’hui n’existaient pas ou étaient plus petits il y a 3 400 à 10 000 ans. À cette époque, le CO2 atmosphérique se situait entre 260 et 270 parties par million, contre 410 ppm actuellement. Au plus fort de ce réchauffement interglaciaire de l’Arctique, les températures étaient de plusieurs degrés supérieurs à celles d’aujourd’hui.L’évolution de la taille des glaciers et des calottes glaciaires au cours des derniers siècles « n’est qu’un retour partiel à une période antérieure de chaleur beaucoup plus importante », suggèrent les géologues.

Les tactiques politiques visant à effrayer des populations entières pour qu’elles suivent un futur net zéro anti-croissance font peu de cas de ces tendances.

Le réchauffement climatique s’est essoufflé il y a une vingtaine d’années

Les dernières données satellitaires de novembre sont presque certaines de prolonger la pause actuelle de la température de huit ans supplémentaires.

Et pourtant, le message diffusé est celui d’une « autoroute vers l’enfer », basée presque uniquement sur des histoires inventées qui attribuent le mauvais temps ou le temps « extrême » aux activités humaines. En l’absence de preuve irréfutable, on fait taire, on ridiculise, on traite de complotistes, tous les sceptiques.

Toute une industrie climatique, soutenue par des transferts de richesse presque illimités de personnes souvent pauvres et sans grand pouvoir vers des personnes très riches avec énormément de pouvoirs, a vu le jour, et prévoit l’Armageddon en cas d’augmentation d’un pouième de degré centigrade.

Source: https://wattsupwiththat.com/2022/11/27/sea-ice-mysteries/

Les mesures du niveau de la mer contredisent également les affirmations selon lesquelles la perte de glace en Antarctique menace les inondations côtières. Les instruments satellites de la NASA, avec des lectures remontant à 1993, montrent que le niveau mondial de la mer augmente à un rythme de seulement 1,2 pouce par décennie , ce qui n’est pas significativement différent de l’élévation du niveau de la mer du milieu des années 1800 aux années 1950, une période avant le 1 partie pour 10 000 d’augmentation du CO2 atmosphérique, qui est autrement considéré comme la cause de la fonte.

<figure>Error! Filename not specified.Source : Programme américain de recherche sur le changement global</figure>

Résumé : La NASA et les reportages ultérieurs des médias ont dit ceci à propos du Groenland et de la glace de l’Antarctique : « Les deux régions ont perdu 6,4 billions de tonnes de glace en trois décennies ; sans relâche, ce taux de fonte pourrait provoquer des inondations qui affecteraient des centaines de millions de personnes d’ici 2100. » Cependant, c’est une quantité imperceptible par rapport aux vastes quantités de masse de glace du Groenland et de l’Antarctique.

Comme le montre le graphique de droite de la figure 1 ci-dessous, la perte totale de glace chaque année est presque indétectable de trois dix millièmes de un pour cent (0,0003 %) de la masse de glace de l’Antarctique. Malgré les déclarations de certitude, cette perte se situe bien dans la plage d’erreur de mesure.

<figure>Error! Filename not specified.</figure>

Le battage médiatique est une réaction excessive typique à une petite fluctuation qui n’est pas statistiquement significative.

Source: EveryThingClimate

Références/Autres lectures :

1.  Groenland, Antarctique fondant six fois plus vite que dans les années 1990 source : communiqué de presse de la NASA. Consulté le 28/03/20 https://www.nasa.gov/feature/jpl/greenland-antarctica-melting-six-times-faster-than-in-the-1990s

2.  La perte de glace en Antarctique et au Groenland a été multipliée par six au cours des 30 dernières années Source : Livescience, consulté le 28/03/20 https://www.livescience.com/antarctica-greenland-ice-shelf-loss.html

3.  Changement climatique mondial de la NASA : https://climate.nasa.gov/vital-signs/sea-level/

4.  Les données tracées dans les graphiques ci-dessus proviennent de l’exercice de comparaison du bilan massique de la calotte glaciaire (IMBIE), un exercice conjoint de la NASA et de l’Agence spatiale européenne. http://imbie.org/about-the-project/

Commentaires philosophiques et sur l’actualité :

2023, POINT DE RUPTURE. 30.12.2022 — Le briefing avec Slobodan Despot - YouTube

Dreizin Xmas Special – Your "Great Reset" HQ (thedreizinreport.com)

Lu sur le telegram de Ozon : "Toute confrontation est une compétition de ressource. (temps, argent, énergie, etc.) où il faut faire dépenser beaucoup de ressources à son adversaire en en dépensant le moins possible de son côté. Prenons deux exemples : 1 - Une manifestation est une dépense d'énergie importante (temps, énergie et argent) n'entrainant qu'une faible dépense de votre adversaire pour y faire face, en particulier quand vous vous vantez de faire des manifestations pacifistes et non-violentes (donc presque aucun encadrement policier). Une manifestation peut permettre des moments de convivialité ou de fraternisation, mais aucune manifestation pacifiste n'a fait reculer l'Etat depuis des lustres. Lorsque vous manifestez, vous dépensez énormément de temps et d'énergie mais dans la mesure où ce sont les médias qui définissent l'importance de ces "démonstrations", 1 millions de personnes dépensant chacune 3 heures de leur temps et énergie (3 millions heures donc) pour manifester n'entrainent strictement aucune dépense d'énergie de la part de l’Etat. Deux ou trois brèves ou reportages (48 heures de temps de travail au max.)pourront suffire à faire passer ces 1 millions de personnes pour quelques milliers d’excités. 2 - A contrario, une action comme celle de cet individu potache qui a, pendant 1 mois, bloqué le fonctionnement collectif d'une ville en déposant de la colle superglue dans les serrures des bâtiments officiels. Chaque blocage lui coutait moins de 10 minutes et un demi-tube de superglue à 3 euros. La mairie, elle, devait faire changer les serrures (cout estimé par BFM : entre 300 et 1500 euros à chaque fois). Chaque accès bloqué entrainait une foule de réactions, d'inconvénients, de perte de temps énorme (administration bloquée, usagers en colère, mobilisation de moyens, temps passé à intervenir, etc.). Il aura fallu un mois de recherche de la police municipales de cette ville au bord de la crise de nerf, pour identifier un suspect, pour un forfait bien peu important au regard de la loi et de la perte d'énergie qu'il a causé aux autorités municipales avec lequel cet usager était en conflit. Ces deux exemples pour illustrer une réalité : un rapport de force est avant tout un conflit de ressources. Ne l'oubliez jamais. Parce que l’Etat, lui, ne l’oublie pas."

Sur l’armée canadienne :

La réaction d'un caricaturiste étranger à la permission de l'armée canadienne depuis septembre de porter des jupes et d'autres vêtements de la garde-robe féminine, de se laisser pousser les cheveux et les ongles longs et de se faire tatouer le visage. Le Canada est devenu la risée du monde entier

Ce n'est plus l'armée ou j'ai fait carrière jadis... Je ne mis reconnait pas du tout dans ce nouveau corps d'armée ''WOKE''...

Petite anecdote: le tout à débuter en 1987, lorsque la charte des droits & libertés a été intégrée dans l'armée et qu'on a permis aux femmes et autres ''GENRES'' de joindre les armes de combats (armée de terre).... On a vu depuis, d'énorme changement au sein de l'armée par la suite, d'où le résultat aujourd'hui ? Ç’a été le commencement de la descente pour l'armée canadienne... Une armée de ''FALUETTES'' maintenant et non d'hommes fiers à défendre leur patrie, la liberté et la démocratie...

Présentement, les centres de recrutements des FAC sont vides. Plus aucun jeune n'est intéressé à joindre l'armée..., et ce à l'aube d'une confrontation  majeure et mondiale entre les forces OTANO-ATLANTIS pro-ukrainiennes contre la ( méchante )Russie. Et s'il n'y a personne pour aller au front, ben ça sera la conscription obligatoire pour les hommes en âge de combattre (et en santé pour le faire) entre 18-60 ans... Je ne sais pas, mais je crois que les hommes non vaccinés seront en très grande demande pour combattre... Imaginer... Oublier les ''WOKES''..., ne compter pas sur eux pour vous défendre....

Guerre en Ukraine

Trafic d’armes en Ukraine : la valse des clowns sanglants - Strategika


Entretien avec Denis Pouchiline, chef de la République populaire de Donetsk. 10.12.2022. (odysee.com)

Russie-Otan : l’escalade jusqu’où ?

30.12.2022

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Jean-François Geneste nous propose un texte prospectif, afin d’explorer un certain nombre de pistes potentielles au sujet de l’escalade entre l’OTAN et la Russie, à laquelle nous assistons aujourd’hui. Il ne s’agit pas de prévoir l’escalade incrémentale, mais bien d’essayer d’en identifier une de potentielle rupture, au même titre que l’on parle d’innovation de rupture ou de changement radical.

Sans entrer dans les détails, remarquons que les factions ont toutes deux mis la barre très haut. La Russie a laissé entendre que sans la maîtrise de l’Ukraine elle serait en danger de disparition et l’OTAN, faux-nez des États-Unis, a déclaré qu’elle ne pouvait pas perdre cette guerre. En conséquence, si la partie est « vitale » pour les belligérants, il y a fort à parier qu’il y aura escalade jusqu’à un certain point. Objectivement, les USA ayant moins à perdre dans cette affaire, on peut s’attendre à ce qu’ils lâchent prise les premiers. Mais l’incertitude reste pour savoir jusqu’où ils sont prêts à aller et à entraîner l’Europe.

Commençons par les aspects militaires. Nous ne serons pas exhaustifs tant les possibilités sont grandes, mais nous insisterons sur un scénario bien précis. En effet, la situation sur le terrain semble être la suivante : une boucherie pour les troupes ukrainiennes qui sont suppléées par des brigades de mercenaires de toutes nationalités, notamment polonaise. A ce rythme de consommation du potentiel humain, l’OTAN, même à 20 000 $ par mois de solde par soldat, va finir par manquer de « volontaires ». Or que se prépare-t-il dans les laboratoires militaires ? Simplement l’affrontement robotisé. Cela fait maintenant des années que je fais la promotion de cette vidéo sans réelle réaction. Pourtant, elle décrit une forme d’avenir quasi certain. Ayant épuisé le capital hominidé, dans le cadre d’une industrialisation de guerre, l’OTAN pourrait très bien utiliser des minis ou microdrones déversés sur des zones ad hoc via des engins à sous-munitions, par exemple. L’IA et les algorithmes de reconnaissance en feraient des éléments extrêmement dangereux sur le champ de bataille, voire sur le territoire russe dans des zones ciblées s’il est décidé de doter l’Ukraine d’armements de plus longue portée qu’aujourd’hui. La capacité manufacturière de guerre pourrait viser à saturer les lignes russes et ainsi les forcer au repli. Zelinsky qui clame, a priori de manière non crédible, le retour des terres à l’Ukraine, y compris de la Crimée, a-t-il une information sur un tel scénario qui serait en train d’être mis en place ? La stratégie de l’Ukraine serait-elle donc, encore une fois, comme avec les accords de Minsk, de gagner du temps dans une pareille perspective ? La relance de la production électronique aux États-Unis semble aller dans ce sens. Avec 52 milliards de dollars, qui, eux, ne seront pas détournés par la maffia ukrainienne.

Quelle pourrait être la parade russe à cela ? En imaginant que les USA seraient vraiment capables de saturer les troupes russes et d’y faire un carnage avec une telle méthode (la reconnaissance de l’uniforme et, éventuellement, du Z rendent cela extrêmement facile), la meilleure défense consisterait à interdire aux drones et/ou missiles d’entrer dans la zone prohibée. Cela impliquerait alors le déclenchement d’une guerre spatiale avec comme priorité la destruction des satellites GPS et Galileo ainsi que de la constellation Starlink.

Comme on le voit sur cet exemple, l’escalade, une fois que les crans sont franchis, est difficile à arrêter. En effet, dans une circonstance équipollente, les intérêts vitaux de l’OTAN seraient touchés et on peut aisément envisager la suite.

Passons au champ économique. Aujourd’hui, la Russie est sous sanctions de l’Occident via plus de 13 000 mesures diverses, qui ont pour vocation à la ruiner financièrement. Nous savons tous que cela ne fonctionne pas, mais le pays pourrait être tenté de concevoir des rétorsions. Pourquoi cela ? Simplement parce que la profondeur du conflit va bien au-delà de l’Ukraine, et concerne la représentation et l’élaboration du monde, ni plus ni moins. Les BRICS veulent un univers multipolaire et composite, respectueux des « particularismes locaux ». Le modèle anglo-saxon, lui, l’exige unipolaire et dirigé de Washington, qui n’est probablement qu’un faux-nez de Londres[1]. Dans ce cadre, un certain nombre de pays a intérêt à voir le dollar tomber et à saper l’hégémonie occidentale dans son fondement, c’est-à-dire la finance. Pour ce faire, référons-nous à une vidéo d’une conférence TEDX de Toulouse. Il y est expliqué que si la France, l’Allemagne ou la Grande-Bretagne taxaient toutes les transactions ayant lieu sur leur territoire à 0,2 %, elles pourraient alors supprimer tous les autres impôts. Forte de cette connaissance, la Russie pourrait alors imaginer le schéma suivant. Soutenir une forme de paradis fiscal qui garantirait des échanges anonymes (garantis par le gouvernement russe qui n’y aurait même pas accès) avec une possibilité de garder ses avoirs hors banque, par exemple sur une clé USB ou le Cloud (de manière parfaitement anonyme) et en toute sécurité et en laissant aux acteurs le soin de négocier entre eux les taux de change entre les différentes monnaies employées. Ces transactions ne seraient taxées qu’à 0,2 % et seraient assurées, d’une façon à déterminer, par la Russie voire un groupe de pays plus large du type BRICS. Très vite les protagonistes économiques occidentaux se verraient dépouillés de leurs sources de financement (TVA, contrôle des revenus et des flux, etc.), ce qui aurait pour effet de ruiner la zone. Cela créerait un bouleversement majeur de la sphère monétaire avec un transfert de pouvoir, assez subitement.

Quelle parade à cela ? C’est assez compliqué ! Seule une privation substantielle des libertés dans les pays occidentaux avec devise électronique à cours forcé pourrait être efficace, et encore ! La dérive dictatoriale, sensible depuis maintenant quelques années, avancerait d’un cran important et risquerait de susciter des révoltes sinon des révolutions.

Abordons à présent les aspects juridiques. Les instances internationales sont depuis longtemps au service des États-Unis. Cela leur donne un avantage considérable. Par exemple, la banque BNP Paribas a écopé d’une amende de 9 milliards de dollars alors qu’elle n’avait enfreint aucune législation française, ce qui prouve, d’ailleurs, à quel point ce pays est vassal. Il faut impérativement à l’alternative unipolaire pouvoir compter sur des juridictions de contrepoids et renverser l’hégémonie actuelle puisque celles en place aujourd’hui sont tout sauf objectives.

En réalité, ce processus de basculement, si tant est qu’il y ait une réelle volonté, est bien parti. Les nations de l’Ouest, qui n’ont que le mot démocratie à la bouche, ne pourront pas faire la loi ad vitam aeternam si on leur oppose des instances qui représentent plus de la moitié de la population mondiale d’une part et qui de surcroît pourraient « juger » ou arbitrer de façon « juste », et surtout ne défendant pas les seuls intérêts de l’Hégémon. Un système de vote électronique anonyme dans les nouvelles structures internationales garantirait l’absence de pression sur les états faibles.

Pourquoi est-ce disruptif ? Il faudrait faire une étude globale de ce qu’a rapporté la justice à l’Empire au cours des 70 dernières années, de manière directe, mais aussi indirecte. Par ailleurs, pourquoi est-ce une escalade intolérable ? Simplement parce que le pôle unique va perdre sa capacité à faire « sa loi », de type western et cela aura nécessairement des conséquences financières désastreuses, sans compter une baisse d’influence substantielle. On pourrait ainsi en finir avec ce que l’on appelle le « soft power » américain et qui est très loin d’être soft !

La réplique américaine est en cours en essayant, d’une certaine façon, de recoloniser l’Afrique, source singulière de croissance démographique dans la deuxième moitié du XXIe siècle. En clair, et si l’on peut s’exprimer ainsi, celui qui maîtrisera ce continent contrôlera « la démocratie mondiale » juridique. Aussi, ceux qui pensent que le prochain conflit est entre la Chine et les USA près de Taïwan, certes ont de bonnes raisons de l’imaginer, mais ne voient pas assez loin. L’enjeu africain est bien plus capital !

Permettons-nous alors une fiction rapide. Si les États-Unis perdaient, à terme, cette bataille, ils seraient très largement pointés du doigt par la communauté planétaire pour les affres qu’ils ont fait subir à divers peuples pour leur seul intérêt hégémonique : Iraq, Iran, Vietnam, Libye, Serbie, Afghanistan, etc., sans oublier l’Ukraine et les pays d’Amérique du Sud et Centrale où on ne compte plus leurs interventions. Le coût serait tel qu’ils ne s’en relèveraient pas !

Nous voilà au crépuscule de ce texte synthétique, qui a exploré très rapidement trois voies majeures. Il en ressort, à notre avis, qu’il est urgent pour les États-Unis d’arrêter leur soutien à l’Ukraine. La partie qui se joue et qui est sous-jacente, nous l’avons vu, ne peut en aucun cas se gagner militairement sauf à risquer un conflit nucléaire essentiel duquel ne sortiront que des perdants. C’est d’ailleurs le principe même de ce type de guerre. Pour le reste, il faut que l’Occident comprenne enfin qu’il existe des voies, disruptives certes, mais facilement réalisables, pour le mettre en position plus qu’inconfortable. Par ailleurs, il faudra aussi qu’il comprenne que son histoire depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, n’est pas exempte de zones d’ombre et que cela a laissé de profondes traces. On ne peut pas se refaire une virginité, bien entendu, mais on n’est pas non plus obligé d’empirer son cas. L’histoire est une affaire de temps long. Le capitalisme financier ne connaît, hélas, pas cette notion.

[1] D’un livre écrit par Mostafa Hashem Sherif ancien de AT&T que j’ai dans ma bibliothèque, dont j’ai oublié le titre et qui m’est inaccessible au moment où j’écris ces lignes.

Changements à venir dans la doctrine nucléaire russe ? - Dominique Delawarde - Strategika

Point général sur la DCA russe
1/2

La DCA russe a bonne réputation, elle est considérée par chacun comme la meilleure du monde, depuis la guerre froide, et l'armée russe s'inquiète de perpétuer cette bonne image. Si l'ennemi n'a pas réussi à concurrencer la défense aérienne russe, le conflit actuel permet de confronter les croyances théoriques à la réalité, étape nécessaire pour améliorer l'armée russe, qui surfait depuis des décennies, avec succès, sur le bluff, la propagande et les idées reçues.
Plus précisément, le conflit montre que l'ennemi a su ruser pour exploiter les rares faiblesses naturelles de la DCA : comme la découverte, à l'aide de nombreux satellites espions et d'avions d'observation, des zones moins bien protégées en fonction du relief et du moindre nombre de radars et de lanceurs ; ou par la technique de saturation de quelques lanceurs à un endroit très précis.
Nous ne sommes plus à l'époque de la guerre du Vietnam où l'attaquant ne connaissait pas l'emplacement des batteries de SAM et où les aéronefs étaient précieux et pilotés. De nos jours, on utilise des missiles de croisière pré-programmés ou dirigés à distance, ou leur synonyme, des drones kamikazes. Ces engins ne sont pas précieux, ne sont pas pilotés, on ne prévoit pas leur retour à la base, ainsi on peut se permettre des attaques plus osées, plus risquées, qui pourront donc surprendre facilement le défenseur habitué à un comportement plus prudent, surtout si l'attaquant sait à l'avance qu'il passera par des couloirs moins denses en défenses aérienne.

Les solutions sont multiples (embuscade de DCA avec des batteries restant camouflées visuellement et en émissions radars, se reposant sur d'autres radars jusqu'à la détection d'une cible, mise en commun de l'intégralité des données de toute la DCA, utilisation d'avions-radars, de patrouilles de chasseurs etc, augmentation du nombre de munitions, meilleure organisation des routes aériennes permettant un tir plus réactif, meilleure répartition de la DCA, conquête des territoires de l'ennemi...).


@rybar et @anna_news donnent une liste des succès et des échecs de la meilleure DCA du monde : la DCA russe.

 Celle-ci a pu montrer son efficacité contre les missiles balistiques. Des cibles anciennes, simples, voyantes, volant sur une trajectoire balistique prévisible, le Tochka-U était l'arme à la portée la plus longue de l'ennemi au début de la guerre. Les SAM russes en ont abattu la grande majorité, même si quelques cibles importantes ont été touchées.

 L'efficacité de l'armée de l'air ukrainienne a été fortement limitée par la DCA russe. Ce n'est pas une surprise, l'aviation étant la première cible de la DCA, et compte-tenu de la quantité et de la qualité de la DCA russe, il n'était pas concevable qu'il en soit autrement. Kiev avait même rapidement abandonné son aviation durant l'été 2014 alors que le régime ne combattait que les défenseurs du Donbass, c'est dire !

Toutefois, l'aviation de Kiev existe toujours. Elle vole en rase-mottes, lance des missiles anti-radars HARM à plusieurs dizaines de kilomètres de la ligne de front, qui n'ont, c'est une surprise, qu'une efficacité marginale. On imaginait à tort durant des décennies que les HARM étaient redoutables pour la DCA.

 La DCA russe a annihilé la réputation du drone d'attaque turc TB2 Bayraktar. La plupart des drones ont été abattus au cours des premiers mois, et les quelques survivants sont depuis utilisés comme drones d'observation à grande distance de la ligne de front. Les TB2 n'ont quant à eux marqué leurs rares succès que durant les premiers jours, notamment sur des SAM russes non actifs, par incompétence ou négligence. Quelques jours plus tard, dès le printemps, les succès ont disparu, sauf peut-être ponctuellement sur l'île aux Serpents en tout début d'été.

 La DCA russe a su partiellement s'adapter aux nouvelles réalités.
Suite

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Les équipages de Pantsir ont appris à reconnaître et à abattre les missiles Himars. En Crimée, la défense aérienne repousse les attaques des drones ukrainiens. Des Tor ont été installés sur des navires. Des vieux S-300 ont été utilisés en missiles sol-sol pour appuyer les forces terrestres. (Cela avait été longuement nié !) Les radars des batteries Buk-M3 sont utilisés pour le combat de contre-batterie.

 Du côté des échecs, on note en particulier le problème de saturation posé par le stock important de missiles Himars qui sont utilisés en tirs massifs. Si les batteries de SAM russes sont tout de même capables de repousser quelques salves, ce qui est déjà un exploit en soi, les batteries de SAM sont rapidement à court de munitions et peuvent devenir elles-mêmes des proies faciles le temps du rechargement. Le problème a déjà commencé à être partiellement résolu avec la création d'une nouvelle version de Pantsir, le SM-TBM, qui, d'après les rumeurs, perdrait en autonomie (il perd son radar de détection et utilise les radars de systèmes voisins, ce qui le rend plus passif et plus furtif, c'est excellent pour l'embuscade !), perdrait ses canons, mais gagnerait un radar de tir avec une portée doublée à 40 km, et des missiles dont la portée et le nombre sont doublés (24 conteneurs au lieu de 12 et chaque conteneur pourrait tirer 4 mini-missiles, moins chers, spéciaux contre les cibles de faible valeur comme les drones et munitions. Chaque SAM pourrait donc tirer 24 missiles ou 96 mini-missiles au lieu de 12) et il inclurait son propre module de rechargement. Les rumeurs doivent être confirmées par des preuves.

 Erreurs de tirs, nombreux tirs fratricides, niveau d'interaction insuffisant avec les autres branches et types de troupes, système ami-ennemi défaillant

Des informations qu'on préfère vivement passer sous silence... Le système d'identification ami-ennemi a montré d'importantes défaillances, ce qui a conduit à de nombreux tirs amis. Presque tous les avions Su-34, Su-35S et Su-30SM et hélicoptères Ka-52 qui ont été perdus par l'armée russe ont été abattus par la DCA russe !

L'absence de système centralisé, automatisé, d'alerte, fait que chaque batterie de SAM est indépendante des autres et ne dispose par des données sur la situation aérienne des zones voisines. (Ce problème était connu dans l'armée syrienne, et par exemple l'indépendance des batteries de six Pantsir russes, par volonté de conception, était elle-aussi connue. L'armée russe avait prétendu avoir unifié tous ses systèmes par mise à jour, et communiqué cette MAJ à la DCA syrienne, lorsqu'un S-200 syrien avait abattu un Il-20 russe derrière lequel s'était caché un F-16 israélien. On apprend ici qu'il n'en était rien. D'ailleurs, j'avais montré que le système ami-ennemi du S-400 de la BA russe de Hmeimim avait été défaillant le jour là, et j'avais appuyé la version de la SAA, l'Il-20 n'avait pas été abattu par un missile syrien... Ce n'est donc pas une surprise, mais une déception que rien n'ait été corrigé depuis.)

 En raison de la longueur de la ligne de front et du grand nombre de villes, la densité des lanceurs SAM est faible. C'est le principal défi pour le système de défense aérienne russe à court terme. Les dernières attaques ukrainiennes avec des drones kamikazes contre Engels & Riazan ont démontré la capacité des forces ukrainiennes à frapper des cibles profondément à l'arrière.

 L'ennemi crée des drones similaires aux Shahed-136 iraniens utilisés par l'armée russe, en assemblant des équipements étrangers. La crainte pour l'avenir est un lancement massif de centaines de tels drones, qui saturera la défense aérienne, l'effet d'une telle attaque sera important.

Le commandement ennemi planifie déjà de telles attaques. Les américains préparent activement la reconnaissance pour permettre des attaques. Une cible potentielle pourrait être Moscou, contre laquelle les frappes auront une signification symbolique particulière pour la population et les dirigeants ukrainiens.

Nous devons réagir avant que des attaques se produisent et non après.

TA#35 : La Biélorussie aussi en guerre, Zelensky aux US et rouble - YouTube

-  Sur les carences en termes de soins des soldats russes :

Erwan Castel – Telegram

Réflexion : évacuation d'un blessé (+ garrot, problèmes de formation, d'organisation des troupes des RPL /RPD ; pas encore niveau des armées pro, et qu'il faut encore différencier de l'armée russe) ; exemple guerre en Ukraine.

Actualités mondiales & françaises

@rybar donne la présentation de la dernière vidéo d'Andrey Filatov. Les vidéos d'Andrey sont toujours très intéressantes, depuis ses premières vidéos de l'armée syrienne jusqu'aux vidéos actuelles de l'armée russe.

Le thème de cette vidéo est l'évacuation d'un soldat du 11ème régiment de la DNR depuis la ligne de front de Pervomaiskoye, blessé au bras par des éclats d'obus.

Le militaire, qui saignait, a d'abord été emmené dans une maison servant de poste avancé, puis seulement ensuite, un garrot lui a été posé.

Ensuite, le petit groupe de soldats a décidé d'évacuer le blessé en direction du pont entre Pervomaiskoye et Peski, qui servait auparavant de position fortifiée à l'ennemi, avant d'être capturée en été.

Au début, le blessé marchait sur ses propres pieds, mais il a ensuite dû être transporté sur une civière en tissu, portée y compris par Andrey.

Tout cela s'est passé sous un feu d'artillerie ennemie, y compris des tirs de mortiers presque silencieux de 60 mm.

Sous le pont, un médecin a effectué une réanimation cardiaque au blessé, dont le cœur s'était arrêté. Puis le blessé est évacué à l'arrière par des troupes voisines.

A la fin de la vidéo, Andrey explique que le blessé est décédé car il avait perdu trop de sang.

La vidéo pousse à analyser les actions des soldats pour comprendre les erreurs qui ont conduit à cette inefficacité dans le sauvetage du blessé, notamment dans la pose du garrot, son transport, les incohérences, en regard des protocoles occidentaux en matière de premiers secours.

La valeur de la vidéo réside également dans la démonstration de « comment cela se passe ». Dans des conditions où les premiers soins se limitent à la pose d'un garrot, puis lorsque le blessé doit être traîné à 500 mètres sous le feu en raison de l'impossibilité de faire venir un véhicule. Ici, Andrey note la bonne interaction avec le bataillon voisin qui est venu aider, ce n'est pas toujours possible.

 La vidéo montre une fois de plus que la formation des personnels aux premiers secours et leur dotation en garrots, pansements hémostatiques, patchs occlusifs, sont une priorité. Ces compétences sauveront des milliers de vies de militaires russes.
https://t.me/rybar/42388

 Plusieurs choses choquent dans cette vidéo, comme le constate @rybar, les soldats n'ont aucun réflexe de premiers soins. Aucun soin n'est prodigué immédiatement dans la position « protégée » avant la retraite vers le poste avancé. Dans ce poste avancé, on n'y constate aucun réflexe, mais plutôt une grande désorganisation où chacun cherche ce qu'il peut faire sur le blessé et ce qu'il doit faire de ce blessé. La même chose est constatée sous le pont : l'équipe ne sait pas où elle doit se rendre, ce qu'elle doit faire, ce n'est qu'ensuite qu'elle se met à l'abri sous le pont en attendant.

Cela tranche vivement avec les nombreux exemples de l'armée syrienne, donnés par les vidéos d'Andrey Filatov et d'Alexander Kharchenko, où tout est organisé par un officier qui dirige en permanence les opérations jusqu'aux moindres détails, et où les évacuations sont planifiées à l'avance, ce qui facilite les bons réflexes. C'est d'ailleurs une base de la science militaire : les soldats doivent connaître à l'avance leurs points de repli etc. Cet aspect qualitatif avait été une très bonne surprise dans la SAA.

Peut-être est-ce dû à la spécificité des troupes de LDNR, et que les troupes russes s'en sortent mieux. Il nous manque des Andrey pour le savoir.

Ce qui choque également, outre le problème de formation, de commandement et de planification, c'est le peu de densité de troupes alliées, mais également probablement, ennemies. Une constante depuis les premiers jours du conflit. Là encore, tant en Syrie qu'en Arménie, voire en Libye, la densité des troupes dans les endroits les plus sous tension, était plusieurs fois supérieure. Ce n'est pas gratuit : car la qualité de l'organisation générale s'en ressent, et c'est ce qui fait défaut ici.

Espérons que la grande influence des journalistes russes permettra de faire améliorer les choses.

Point sur le conflit en Ukraine
Par Colonel Cassad, extraits

Erwan Castel – Telegram

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Comme l'ont montré les événements sur le front, personne n'était pleinement préparé au type de guerre qui a commencé en Ukraine le 24 février. Y compris la Russie, qui doit s'adapter à un type de guerre pour lequel elle n'était pas préparée. Comme je l'ai souligné en mars dernier, la guerre suivra la voie de la « syrianisation », ce qui implique des fronts très étendus sur le terrain, une guerre qui se prolongera indéfiniment dans le temps et une internationalisation maximale. Les problèmes de la Russie ont été aggravés par diverses erreurs directes de nature organisationnelle et managériale, dont certaines ont été officiellement reconnues à l'automne.

 Après les opérations de Wagner en Syrie, en Libye et en Afrique en général, on ne pouvait s'attendre à aucune surprise particulière quant à son succès. Bien sûr, pour ceux qui n'ont pas suivi le travail de Wagner dans les théâtres éloignés, ses succès pouvaient être quelque peu inattendus. Le principal résultat de cette participation est que les PMC ont été légalisés en Russie, même en l'absence d'une loi réglementant leurs activités. Ils sont donc légalisés de facto, non de jure.

 La Russie a finalement acquis la pleine souveraineté militaro-politique et économique. L'ordre mondial actuel s'effondre et la Russie se bat pour sa place dans le futur monde multipolaire. Maintenant, tout ne dépend que de nous-mêmes. Contrairement à la plupart des autres pays qui n'ont pas de subjectivité militaro-politique, nous sommes maintenant complètement indépendants, ce qui justifie en soi le lancement de la campagne militaire, même si, selon Poutine lui-même, la guerre a été lancée trop tard, en raison des croyances aux promesses de l'Occident.

Ces processus affectent sérieusement la situation interne du pays. J'aime les changements de société, mais ils sont encore insuffisants. Un peu plus de temps doit s'écouler avant que nous réglions complètement nos comptes avec les « saintes années 1990 » et que nous payions toutes leurs factures.

 Nos alliés ont été à la hauteur des attentes. La Chine, l'Iran, le Venezuela, la Corée du Nord, la Biélorussie, Cuba. Il n'y a aucune déception. Tout le monde se comporte conformément aux attentes, même certains partenaires de l'OTSC, dont je n'attendais rien au départ.

La Turquie est assise sur deux chaises et est guidée par ses propres intérêts. Malgré la livraison d'armes à l'Ukraine, Erdogan est resté un compagnon utile pour la Russie, aidant à rediriger les flux commerciaux et à mettre en place des programmes d'importation parallèles. « L'ami Recep » n'est pas un allié, et il n'est pas recommandé de lui tourner le dos, pour éviter de s'y faire planter un couteau, mais le schéma d'interaction « rien de personnel, juste des affaires » fonctionne toujours avec lui.

 Les risques d'une collision directe entre la Russie et les USA sont très élevés et cela pourrait se produire en 2023. Les raisons sont évidentes : les États-Unis, n'ayant pas réussi à vaincre et à faire capituler la Russie, sont contraints de continuer à faire monter les enchères, mais il leur reste peu de mesures avant que la question de l'utilisation des armes nucléaires ne revienne au premier plan, comme en 1962 ou 1983.

La Russie n'est pas intéressée par une telle crise nucléaire, mais il faut s'y préparer en cas d'attaque de l'OTAN contre la Biélorussie ou Kaliningrad. Mieux la Russie transmettra de telles perspectives à l'Occident, plus grandes seront les chances que la fameuse ligne rouge ne soit pas franchie. En attendant, nous voyons comment les lignes rouges de la Russie sont catégoriquement ignorées, parce que rien ne menace l'Occident de destruction. L'Occident ne comprend que la force, pas les préoccupations sous la forme de petits grognements dans des cajoleries.

Suite 2/2

2022 a été la première année d'une guerre qui durera probablement plus de 2 ans. Compte tenu de l'expérience des guerres Iran-Irak et Indo-Pakistan, ainsi que de l'expérience de la Syrie, une telle guerre pourrait durer beaucoup plus longtemps. Les États-Unis envisagent franchement d'accompagner la guerre jusqu'en 2025-2026. Nous devons faire de même, se préparer et se donner la capacité de mener une telle guerre pendant plusieurs années, tout en traitant simultanément les problèmes de modernisation du pays aux réalités actuelles.

La guerre froide, quel que soit le déroulement de la guerre en Ukraine, durera longtemps, tout comme la fin de la guerre de Corée n'a pas entraîné la fin de la guerre froide. Nous devons nous préparer à un long conflit et à un travail sérieux pour développer le pays dans les nouvelles réalités.

Les sanctions ne seront pas levées dans un avenir prévisible. D'autres conflits sont également probables, où la Russie et les États-Unis s'affronteront sur le territoire de pays tiers. Ceux qui se souviennent de la dernière guerre froide savent comment cela se passe. Concernant les succès purement militaires au front, tout dépend uniquement de l'armée et de la manière dont elle mènera la campagne 2023.
https://t.me/boris_rozhin/74044
https://t.me/boris_rozhin/74045

Comment le Hezbollah s’organise :

Nous aurons tous besoin de beaucoup de courage pour affronter l'année à venir. Voici donc une vidéo sur le courage, la dignité, la libération. Julia Boutros (elle-même grecque orthodoxe) chante une chanson en l'honneur des combattants du Hezbollah. Si le «Parti de Dieu», (arabe : حزب الله «ḥizbu-llāh»), a prouvé quelque chose au monde, c'est que la résistance n'est JAMAIS futile, quelle que soit sa taille. Que cette chanson soit une source d'inspiration pour vous tous : Une chanteuse chrétienne rend hommage au Hezbollah lors d'un concert en 2013 (sous-titres en anglais). Lien : https://youtu.be/5tFhDc5SO3c 172 727 vues 5 févr. 2014 Ya Ali 68 k abonnés. Il y avait aussi ce clip Hezbollah honorant l'Iran http://www.youtube.com/watch?v=z3mjMh (censoré depuis) ...

Paroles traduites en anglais. Julia est née à Beyrouth, au Liban, le 1er avril 1968, dans une famille chrétienne grecque orthodoxe, d'un père libanais et d'une mère palestinienne. Elle a fait ses études à l'école des Sœurs du Rosaire, où elle chantait dans la chorale de l'école. En grandissant, elle et son frère ont été fortement influencés par les œuvres de Ziad Rahbani. À l'âge de 12 ans, elle a enregistré sa première chanson, intitulée "À Maman", aux studios Elias Al Rahbani. Cette chanson lui a été présentée par son professeur de musique Fouad Fadel. Elle a également enregistré deux chansons, "C'est la Vie" et "Viens dans Ma Vie". La chanteuse chrétienne rend hommage au Hezbollah lors d'une performance étonnante en 2013. http://youtu.be/pdZgkGI5h0A ...

Le 11 octobre 2006, Julia a annoncé un nouveau single intitulé "Ahibaii" (Mes proches). Les paroles sont basées sur une lettre envoyée par le secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, aux combattants du Sud-Liban pendant la guerre d'été de 2006 entre le Liban et Israël. Le poète Ghassan Matar adapte le texte original. La musique est composée par Ziad, frère de Julia et arrangée par Michel Fadel. Les bénéfices de la vente de la chanson ont servi à aider les familles des combattants du Hezbollah et à tous les Libanais morts pendant le conflit israélo-libanais. Les ventes ont finalement rapporté trois millions de dollars pour les familles des civils, des soldats, des forces de sécurité et des militants du Hezbollah libanais qui ont été tués dans le conflit israélo-libanais. Cette somme a triplé l'objectif initial, qui n'était que d'un million de dollars. Les familles des soldats libanais tués lors de l'opération Naher el-Bared ont également reçu une partie de l'argent.

Comments

Mais au final agréablement surpris, ça m'a fait du bien d'ailleurs, ça m'a fait nuancé sur beaucoup de choses

Le demi quartelin

Je confirme pour les voyages en Israël, pas super convaincu quand on m'a annoncé qu'on partait là-bas.

Le demi quartelin

Par contre, le lien du " royaume"et du chateau fort en sacs de sable, hors de question qu'il ai ma vue .....

john anton

Merci Piero pour tous ces liens.

Malbus

Avis au développeurs d'application (peut-être que ça existe déjà) : Je viens de trouvé une idée à la con rien à voir : un application de déverrouillage façon anki droid ou question de culture générale (surtout pour les gosses) ou qcm de calcul. Si tu veux déverrouiller ton téléphone tu dois répondre à la question correctement.

Christian Gagnère

Le lien Rumble ne fonctionne plus avec une IP en France ! Voici le message affiché : "Rumble AVIS AUX UTILISATEURS EN FRANCE En raison de Français demandes du gouvernement de supprimer les créateurs de notre plateforme, Rumble est actuellement indisponible en France. Nous contestons ces demandes du gouvernement et espérons rétablir l’accès bientôt." (SIC) Avec un bon VPN, ça passe Nicole-Crème ! Fuck le Français gouvernement !

Gloominato

Balancez votre télé la mienne cela fait 18 ans qu'elle a rejoint les orties... voilà de quoi nourrir la réflexion , et se faire une idée structurée et réfléchie ! Merci Piero c'est précieux.

délicieusement délicieux


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